Biffy Clyro : « A Celebration Of Endings »

 Les titans du rock alternatif que sont Biffy Clyro se démarquent avec la confiance d’un groupe en perpétuelle forme, et qui s’efforce de se surpasser. Ne trouvant aucun confort dans la sécurité et alors qu’ils lancent leur neuvième album studio, A Celebration of Endings, avec un son qui reste solidement reconnaissable comme leur étant propre , tout en étant propulsé vers de nouveaux sommets d’expérimentation et d’ambition au milieu d’une génération de certains critiques qui semblent décidés à enfoncer le clou dans le cercueil de la « guitar music ». Avec cet opus, le combo montre, a contrario, qu’elle n’est pas seulement vivante et bien portante, elle qu’elle est aussi sacrément florissante.

Les refrains hymniques abondent, enrobés de riffs de guitare fulgurants et de l’énergie viscérale d’un groupe qui a longtemps gravi les scènes des plus grands stades du monde, leur dernier disque est un spectacle spectaculaire par nature. Les rythmes de guitares déchirants et les chants de chorale éclatants du titre d’ouverture « North of No South » sont les bienvenus sur ce disque qui est à la limite de l’émotion. Avec son refrain interrogatif « Can you feel it « « , Simon Neil est à la tête d’un groupe qui continue à consolider sa place parmi les grands d’Écosse et, sans aucun doute, l’un des meilleurs groupes de rock écossais de la planète.

Avec sa nouvelle formation, le trio traverse une incroyable diversité sonore. Le point culminant de l’album, « Weird Leisure », est plus sauvage que la vision habituelle du rock de Biffy Clyro, brossant le tableau d’une frustration accablante dans sa course à l’urgence, centrée sur une prise de plaisir granuleuse sous toutes ses formes – de l’amour à l’obscénité en excès. En revanche, la magnifique ballade pour piano « The Champ » raconte l’histoire amère de la fin d’une relation, placée au cœur d’une dispute qui s’écrase sur une basse propulsée par la colère. Alors que la pièce maîtresse « Space » flotte, trempée dans la douceur d’un piano, la piste rougeoyante d’une romance sans espoir évoque des images de briquets vacillants au loin dans des arènes, ornant le disque d’élégants crescendos orchestrales qui s’envolent. Avec l’accalmie écossaise caractéristique de Neil qui parcourt l’album, la capacité du groupe à passer sans effort de chansons rock énergiques et grunge à des chansons douces et poignantes est quelque chose qu’il faut admirer de tout cœur.

Alors que A Celebration of Endings s’approche à grands pas de ses 6 minutes d’expérimentation chaotique, il est évident que le groupe est loin d’avoir terminé. Enrichis d’idées nouvelles et confiants dans leurs propres absurdités, le combo, avec « Cop Syrup », s’articulera autour d’un orchestre cinématographique qui s’élève glorieusement. Se désenclavant de leur sensibilité alt-rock habituelle avec un effort vocal hurlant et gémissant qui semble plus adapté à un groupe de hardcore des années 90, le titre accentue la dérive avec des cordes aiguës juxtaposées à une folie quasi carnavalesque. Propulsé dans un désarroi frénétique, l’album se termine par ce qui est sans aucun doute une célébration joyeuse et sincère du passé, et un saut dans l’avenir tout à fait sûr de soi.

***1/2

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