Avatar : « Hunter Gatherer »

Au-delà de la fumée et des miroirs, le huitième album d’Avatar, Hunter Gatherer, révèle le côté de notre monde, défini par la rage, les chagrins et les conflits. En effet, notre joker préféré du death metal mélodique ne rit plus dans son huitième album, Hunter Gatherer. L’ère de comédie de notre société est arrivée à sa fin et le nouvel âge est plus que menaçant, car le groupe peint une représentation du monde obscurcie et déformée. Abandonnant l’attitude enjouée et moqueuse qui caractérisait leur dernier album, Hunter Gatherer se situe dans un contraste totalement opposé, car le groupe ne plaisante plus, ne cherche plus à amuser, ne prend plus les choses à la légère, ne regarde plus les tragédies de la société à travers la lentille de l’humour.

Morceau sombre et violent, « Silence In The Age Of Apes » introduit l’album avec des riffs de guitare violemment flamboyants, une batterie alerte et puissante menée par un chant impérieux et autoritaire, le tout pour révéler une image terrifiante d’un monde submergé par le désastre et l’agressivité. L’atmosphère calamiteuse amorcée par cette première chanson persiste tout au long deu disque, « Colossus » lui donnant une dimension nouvelle et apocalyptique, alors que la race humaine est réduite de l’espèce dominante à celle qui est à la merci d’un géant mécanique sans cœur. « A Secret Door » débute avec une intro insouciante et trompeuse, pour bientôt osciller entre des voix claires et atypiques, associées à un instrumental léger et à un instrument de tir caractéristique, et des voix démoniaques, rendant ainsi hommage à la voix impressionnante et polyvalente de Johannes Eckerström.

Prenant en charge vos moments de sommeil, « God Of Sick Dreams » redéfinira votre sens du cauchemar à l’aide d’une batterie imposante, de riffs de guitare diaboliques et d’un chant terrifiant. D’une manière plus ou moins métaphorique, il transforme vos rêves en cauchemars enchainés visant à vous accabler de doutes et d’impuissance. « Scream Until You Wake » poursuit la marche, tandis que « Child » change l’atmosphère avec un climat plutôt ironique et comique ressemblant presque au style du précédent album d’Avatar tout en gardant l’attitude sombre et vicieuse de cet album – après tout, le thème de cette chanson n’est pas à prendre à la légère. « Justice »prendra suite, comme une question dramatique mais sérieuse sur l’état actuel du monde, doutant de la justesse des actions du statu quo, tandis que leurs conséquences sont révélées par le canon magnifiquement mélodique et d’une vulnérabilité déchirante, dépeignant une victoire amère et un adieu dévastateur. Après avoir fait le deuil d’une grande perte, la rage se déchaîne et se déchaîne à volonté dans le tonnerre et au-delà de la violence, quand tout sauf la force a échoué. L’album se termine avec un « Wormhole », parfaitement équilibré, anthemique et mémorable.

Dans l’ensemble, Hunter Gatherer est une représentation tout aussi déchirante et terrifiante d’un monde qui a perdu sa boussole morale et se dirige vers l’autodestruction. Embrassant à la fois des chants propres et des grognements death, alternant calme et instrumental féroce, Avatar a créé un album étonnamment volatil qui permet à une pléthore d’idées mises en avant à travers une variété d’attitudes de s’enfoncer et de laisser leur marque.

***1/2

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