Stuart Moxhan & Louis Philippe : « The Devil Laughs »

Stuart Moxham faisait partie des légendes indie-folk Young Marble Giants dont l’approche minimaliste a gagné de nombreux fans, ; parmi lesquels on pouvait noter – Kurt Cobain, dont pourtant la musique était peut-être à des millions de kilomètres en termes de volume et de puissance, mais les similitudes étaient là dans les sentiments et l’attitude. Lorsque les Young Marble Giants se sont séparés en 1980 (et à nouveau en 2015 après une brève réforme), Moxham a continué à sortir de la musique sous de nombreuses formes. Cet album, enregistré il y a quelques années mais qui ne voit que la lumière du jour aujourd’hui, voit Moxham faire équipe avec Louis Philippe, une légende de l’indie français, qui parvient à mélanger des sons de chamber-pop avec une ambiance underground tout en étant journaliste et chanteur de football. Philippe apporte l’espace et l’épique carburant ouvert au minimalisme de Moxham. Sur le papier, cela ne devrait pas marcher, mais d’une certaine manière, ces deux-là collaborent depuis le milieu des années 90 et leur dernier album, The Devil Laughs, arrive, à cet égard, juste à temps pour les climats estivaux.

Le disque tout entier semble avoir été écrit en pensant à des journées ensoleillées et reposantes. Le premier titre, « Tidy Away », est l’un des morceaux estivaux les plus décontractés que vous entendrez toute l’année. C’est une explosion de folk doux, avec des riffs de guitare électrique et des harmonies vocales luxuriantes qui donnent un air de bonheur psychologique folk. « Love Hangover » a des rythmes subtils qui sous-tendent sa sensibilité pop et n’est pas une reprise de la chanson de Diana Ross, mais la délicate prise de Moxham et Philippe sur un air pop, alors que « Fighting To Lose » baigne dans de fragiles lignes folkloriques estivales « Dans mon esprit, je me bats pour perdre l’habitude que j’ai de ne pas choisir », précise Moxham, et comme beaucoup d’œuvres de du tandem, des courants sous-jacents plus sombres et subtils, sont dissimulés dans une brume folklorique psychique pour remonter le moral. Les harmonies brillent vraiment sur « Singing Out » qui semble être un air des Beach Boys perdu depuis longtemps, avec une touche folk, toutes les harmonies et de douces mélodies de guitare, en abondance.

En ces temps étranges, il est bon d’avoir un album de douces mélodies relaxantes dans lequel on peut se plonger. Il a peut-être mis six ans à voir le jour, mais The Devil Laughs a valu la peine d’attendre. Une belle bande-son psycho-folk d’été pour se détendre et laisser les soucis du monde disparaître, même si ce n’est que pour un court instant.

***1/2

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