Cate Von Csoke: « Almoon »

La simplicité. Cela semble simple, n’est-ce pas ? Eh bien, beaucoup de gens se trompent ou simplement… en rajoutent trop. Almoon, basé via la musicienne australienne sise à Brooklyn Cate Von Csoke, est un minimalisme fait avec goût et sans aucun motif. Ne vous méprenez pas. On aime la répétition d’une ou deux notes pendant des jours, mais c’est plus que ça. La musique de Cate conserve des motifs d’accords à l’ancienne, dosés avec le motif de batterie du Velvet et une guitare Vox à répétition-percussion superposée pour faire bonne mesure, et bien sûr le chant enfumé de Cate, qui dépoussière les chansons comme des pissenlits séchés, soufflés, éparpillant ce champ de roulement que vous avez toujours voulu traverser.

Attendez… Ce son de tambour est plus que familier… Est-ce… Steve Shelley de Sonic Youth qui tape sur ces peaux ? Oui, c’est ça. En fait, Almoon a été enregistré dans le studio de Sonic Youth dans le New Jersey par Ted Young, et produit par un autre artiste que vous connaissez peut-être, Jared Artaud de Vacant Lots.  On suppose que c’est lui qui a fait le trémolo de répétition, mais ce n’était pas dans le communiqué de presse, ci qui montre à quel point cet homme est occupé.

Quoi qu’il en soit, on s‘écarte du sujet, car ce disque est bien celui de Von Csoke. Les chansons ne sont que légèrement colorées avec du tambo et des percussions.  Au centre de cette lune se trouve une guitare électrique vintage et des chants éthérés, tous composés et interprétés par Von Csoke elle-même. La musique (au début) rappelait ce duo sauvage d’Austin appelé Headdress. Ce groupe (d’après les pochettes de leurs albums) a enregistré dans des grottes situées dans un désert quelque part ; Cate a écrit la majeure partie de ses chansons lors d’un séjour au Mojave, mystique, parfait, non ?

Il y a aussi un soupçon de Mazzy Star et de Tess Parks (la protégée d’Anton Newcombe.) Ce qui amène à use seule critique : on aurait pu utiliser un peu plus la voix naturelle de Cate Von Csok quand on est un fan de la réverbération, mais l’effet interfère souvent avec l’audition des mots ou les nuances d’un chanteur. C’est plutôt un témoignage de la voix de l’auteur et c’est un peu sans importance. C’est à cela qu’elle veut ressembler, donc vraiment, ça n’est pas un problème. Quoi qu’il en soit, le verbe fonctionne et convient, alors qui s’en soucie vraiment ? Cate Von Csoke sonne très bien et l’atmosphère met définitivement l’auditeur dans une zone. Almoon est un disque qui doit être écouté du début à la fin. Ne vous embêtez pas à trouver un single, laissez le jouer.

Huit airs dansent autour de ce doux isolement ; de gracieuses mélodies pour un voyage réfléchi à travers cette « Silver Highway » refroidissant légèrement l’arrière de votre cou. Alors que la route se transforme en nuages de fumée, un mirage apparaît dans une chaleur oubliée. Vous faites une pause… en vous souvenant d’un certain bonheur rangé dans une poche. Vous vous rappelez à vous-mêmeque tout ce que vous voulez c’est rêver. Almoon s’approche de cet idéal ; se laisser aller en se reposant à côté de ces coyotes dans le ciel.

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