The Psychedelic Furs: « Made Of Rain »

Avec leur premier album depuis trente ans, ces influenceurs post-punk que sont The Psychedelic Furs reviennent avec l’obligatoire, mais différente, même offre.Des albums acclamés par la critique, des « singles » classiques, le split, la reformation. Un tarif standard pour un groupe qui est resté dans le jeu sous une forme ou une autre depuis la fin des années 70.

Après le retour de 2000, ils sont restés un groupe actif sur scène, ce qui est une chose. La nouvelle musique en est une autre et le fait d’appuyer sur lecture ou de lâcher l’aiguille sur ces nouvelles fourrures psychédéliques apporte une combinaison d’inquiétude et de plaisir.

Tout commence par une ambiance de bruits sourds et denses et Richard Butler se décharge d’un monologue qui implique des vols de corbeaux, des cœurs d’insectes et des jours de douleur inutile. Déclarant qu’il est le garçon qui a inventé le rock and roll sur la première piste du même titre, c’est un appel aux armes revigorant au milieu d’une bande sonore tonitruante.

Onze autres titres sont remplis de psychédélisme post-punk punchy ou de n’importe quelle étiquette que vous voulez attacher au contenu. Bien sûr, il ne s’agit pas de les catégoriser, mais il suffit de dire que Made Of Rain est plutôt, peut-être de façon surprenante, audacieux et grandiose.

Le tribal « You’ll Be Mine » en est un des premiers points forts ; « Ne soyez pas surpris quand tous vos rêves s’évanouissent / tout le trafic rouille / tous vos jours sont des jours d’hier » (Don’t be surprised when all your dreams all fade away / all the traffic runs to rust / all your days are yesterdays).Un hymne au temps qui passe, une voix vaguement déconnectée et neutre, des nappes de synthétiseurs et des lignes de guitare discordantes peuvent avoir un lien ténu avec le « passé ». Et, sans contesattion aucune, c’est émouvant.

La question de savoir si elle est meilleure ou non est à débattre, mais avec « Wrong Train », la première face de ce qui pourrait être votre copie vinyle est aussi forte que tout ce que vous entendrez en 2020 et les craintes sont apaisées.

Une luxuriance à la manière d’un faucon et un air général d’opulence et de majesté – « This’ll Never Be Like Love, » la boîte à musique de « Tiny Hands » et « Turn Your Back On Me » – font en sorte que la seconde moitié mène sur des chemins plus frais. Cependant, la présence du saxophone Mars Williams contribue à certains des moments musicaux les plus significatifs du disque.

Oui, on parle avec enthousiasme d’un retour à la forme et d’une chance de mettre en pause la pensée qu’ils ont laissé Pretty In Pink comme sommet de leur héritage. Peu importe qui, quoi, quand, où, pourquoi, Made Of Rain est un album de classe. Ceux qui avaient perdu le contact, en particulier, saliveront et tous ceux qui se cachent en marge se demanderont d’où cela vient.

Cette idée que tout vient à point pour qui sait attendre refaitt soudain surface. Est-ce un second souffle pour le combo ? Butler boys et lsont groupe ont livré ici un digne chant du cygne. Il ne serait pas étonnant que le Royal Albert Hall les appelle.

***1/2

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