Asylums: « Genetic Cabaret »

Un peu plus de deux ans après le succès de leur dernier album, Alien Human Emotions, le suivi d’Asylums se poursuit au son caractéristique du groupe Art Punk. Mais, contrairement à de nombreux groupes à l’heure actuelle, Asylums est bien conscient de la pire pandémie de l’histoire de l’humanité et ne maudit pas la malchance de la date de sortie. Genetic Cabaret est à cet égard, l’album de ces jours cloisonnés.

En ouvrant avec « Catalogue Kids », un allegro rapide au tempo simultané de la guitare et de la batterie, nous avons droit à un morceau nerveux, énergique, mais pas chaotique. Dominé par le combo guitare/batterie susmentionné, l’harmonie et l’arrangement sont optimistes et en contraste direct avec les paroles qui sont… bien pas fâchées. Plus exaspéré dans le monde moderne, espérant que les gens l’abandonneront, métaphoriquement du moins.

La presque colère est un thème de plusieurs morceaux. « Platitudes » est un morceau plus froid que « Catalogu » avec son arrangement et son harmonie tout en mentionnant le même tempo. Mais elle porte une sensation passive-agressive, une angoisse suburbaine refoulée à son son qui correspond aux paroles.

Ce qui est intéressant, c’est qu’ils ont sacrifié l’ancrage de la basse profonde qui lui donnerait un son plus chaud. Au lieu de cela, il s’appuie sur un son aérien, qui vous oblige à vous concentrer sur la guitare, la batterie et les paroles.

Genetic Cabaret est un cri de ralliement contre la médiocrité et le conformisme du monde actuel. Des titres comme « Clean Money », avec un arrangement et un tempo plus rapide et plus agressif, se mélangent à la colère du droit lyrique. C’est un puissant coup de défi contre la banalité et la mesquinerie du monde moderne même si ça n’est pas un plan particulièrement original.

Ne vous méprenez pas. La musique est excellente, et les paroles ne sont pas la haine de soi de la classe moyenne qui en est venue à dominer beaucoup de musique punk. Mais il lui manque un caractère brutal qui la relie directement à la vie des auditeurs. Bien qu’elle soit ancrée dans l’air du temps et qu’elle aborde des questions telles que la responsabilité des médias, le mercantilisme et l’apathie politique, c’est quelque chose que nous avons déjà entendu à différentes époques. Cela n’enlève rien à l’album dans son ensemble. Un album qui est superbement mixé et arrangé. Mais il n’a pas le mordant qui aurait pu le faire passer à un autre niveau. S’il montrait comment ces choses affectent l’auditeur, plutôt que de se rallier simplement contre elles, son impact lui aurait laissé un sentiment plus profond.

En l’état actuel des choses, c’est un bon album, avec de bonnes chansons, qui vaut bien votre temps. Et s’il était allé un peu plus loin dans son message, il aurait pu être un grand album.

***1/2

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