Crack Cloud: « Pain Olympics »

L’éthique de Crack Cloud est fondée sur la liberté et la communauté. Lors d’interviews précédentes, des membres du collectif multimédia ont décrit ces qualités comme un moyen de récupérer et de réhabiliter leurs contributeurs. Cette inclusion, associée au désir de faire de la musique vitale, est motivée par le désir de créer des opportunités pour aider toute personne touchée par la crise des opiacés au Canada. Leur expérience directe du traumatisme, entendue à travers leurs compositions, est impérative pour leur son. Conscient des idées préconçues basées sur leur programmation étendue – passée et présente – et anticipant toute comparaison culte, Crack Cloud a démoli toutes les hypothèses avant la sortie de leur premier LP, Pain Olympics : « l n’y a pas de pulsion de mort apocalyptique ici ; pas de culte de la personnalité ; pas de hiérarchie du pouvoir. »

De plus, le groupe a mis fin à toute perception de la façon dont leur premier album allait sonner avec les « singles » qui ont précédé sa sortie. Pour tous ceux qui ont apprécié la collection d’EPs éponymes du collectif Vancouver-via-Alberta de 2018, qui reprenaient pour la plupart les mélodies distinctes de Gang Of Four et Television, vous allez avoir une grande surprise. S’il y a une chose dont vous pouvez être certain avec ce groupe, c’est qu’il s’efforce d’avoir une longueur d’avance sur les critiques et les fans pour éviter d’être catalogué. Ils y sont certainement parvenus avec cet album. Il y a beaucoup de pièces contrastées dans ce puzzle, mais une fois que tout est en place, un portrait captivant – bien que difficile – de la pression sociopolitique moderne se forme.

Le groupe (dirigé par le parolier et chanteur en chef, Zach Choy) a cependant une politique de la porte ouverte pour l’enregistrement, même s’il n’y en aura pas beaucoup dans un avenir proche. Cette invitation s’adresse aux personnes de toutes les pratiques créatives, des artistes visuels aux cinéastes et aux danseurs. La diversité des esprits en jeu ici, à travers un certain nombre de disciplines, permet à Crack Cloud de produire des vidéos musicales de haute qualité (comme l’accompagnement visuel frappant de « The Next Fix »), des œuvres d’art accrocheuses, ainsi que des accroches de précision dans leurs arrangements. Malgré leur esthétique punk, chaque aspect de la production de Crack Cloud est conçu et réalisé avec précision. La fluidité de ce disque en témoigne.

À travers ces huit pistes contagieuses qui se succèdent en trente-deux minutes, Choy et sa cohorte jettent tout sur la toile. En plus de leurs penchants post-punk bien connus de la fin des années 1970, nous avons droit à des expériences bien exécutées en matière de funk, de grunge, d’orchestration rock et de hip-hop. Compte tenu de l’étendue des sons couverts, sans parler du nombre de musiciens impliqués dans la réalisation de Pain Olympics, sur le papier du moins, ce disque devrait être plus chaotique qu’il ne l’est.

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