The Howl & The Hum: « Human Contact »

Alors que nous sommes souvent désireux de battre en brèche les directives établies par les standards de la musique pop, le monde de l’indie a administré ses propres tropes, des tropes qui peuvent facilement devenir des pièges pour les groupes prometteurs. The Howl & The Hum de York n’évite peut-être pas volontairement ces pièges à ses débuts, mais même lorsqu’ils, combo anglais deYork répondent aux attentes, et ils le font en mettant en avant une certaine individualité.

Human Contact est un premier album timide, lyrique et conflictuel, qui cherche à montrer sa personnalité et sa vigueur, mais qui est en réalité timide. The Howl & The Hum professe un exutoire rock romantique, amoureux des années 80, et plus encore de l’allégeance des années 2000 aux synthés, thématiquement dépouillés, mais émotionnellement disponibles.

Ils sont fiers de leur poésie ; « Love You Like a Gun » brille par sa métaphore – « tu m’aimes comme un serpent à sonnette aime la musique de la queue qui fait du bruit » (you love me like a rattlesnake loves the music of the rattling tail), tout en berçant la simplicité de la romance, ne serait-ce que par le tourbillon de pop informatique de « Got You on My Side », toujours équipé de références à Jekyll & Hyde.

Ces compositions sont livrées et délivrées avec un sourire tendre, bien que The Howl & The Hum n’hésitent pas à se lever et à bouger. « Until I Found a Rose » met en avant la batterie comme l’arme de prédilection du groupe, constamment en mouvement au milieu de textes amoureux criés sur les toits.

C’est un Noel Gallagher dansant, un Killers intime, ils font venir les Heartlands en Angleterre, notamment avec Hall of Fame, qui est abordé avec une fente téméraire, un romantique dont le cœur est suspendu à une manche, sur un corps empêché de tomber en morceaux par des trombones. L’embuscade du groupe est suivie d’une autre embuscade au synthétiseur, qui brille comme si les empreintes digitales de Brandon Flowers étaient présentes sur le morceau.

Le manque d’idées avant-gardistes est évident, mais si l’appartenance à la même classe que des modernistes comme Circa Waves et Catfish and the Bottlemen est le modus operandi du groupe, les épaules sont assurément frottées.

Ils savent ce qu’ils font à cet égard ; ils associent les tripes d’un rocker à la couleur disco (« A Hotel Song), » ils embrassent la Britpop (« Human Contact »), commandent l’empathie par la douceur (« Sweet Fading Silver »), et sont peu susceptibles de snober un riff de guitare percutant (« Smoke »).

owl & The Hum font plus de choses sans s’éloigner trop du confort que certains ne le font en se délectant de l’expérimentation. Ils sont rarement frivoles, ne recherchent qu’une poignée de sensations fortes, mais parviennent à obtenir une touche indie pop, faite de timidité, emmenée dans la disco alternative.

***1/2

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