Sleep Kicks:  « Recovery »

La situation actuelle affectel es groupes et, en fait, tous les aspects de l’industrie de la musique, et c’est toujours la base et les échelons inférieurs qui sont les plus touchés, comme c’est le cas dans tout type de crise. Les artistes de premier plan seront toujours en bonne santé, car il existe des stations de radio qui diffusent leur musique et produisent un flux constant de redevances, et leurs millions de fans continuent de diffuser leurs chansons en ligne sans fin. Beyoncé, Bono et Ed Sheeran ne vont pas mourir de faim en étant enfermés.

Mais les groupes qui comptent sur les concerts dans les pubs aux côtés d’autres groupes qui comptent sur les concerts dans les pubs pour trouver une fanbase et peut-être fouetter suffisamment de marchandises pour couvrir leur carburant entre lesdits concerts n’ont pas de quoi se rabattre.

L’histoire de Sleep Kicks n’est en aucun cas unique, mais la façon dont ils la racontent en présentant leur nouveau « single » est atypique puisque moins de deux semaines après la sortie de leur premier « single », toute la scène musicale s’est arrêtée. Au lieu de faire des concerts et des répétitions, ils ont continué à travailler seuls avec une poignée de chansons déjà enregistrées. Le mixage, les vidéos, les illustrations terminés, ils ont réalisé que l’une des chansons décrivait cette situation bizarre, et le sentiment qu’on éprouverait une fois tout cela terminé. En bref, cet album est la bande-son de la sortie de l’isolement urbain ; une ode épique à la ville qui les a aidés à garder le moral pendant les temps sombres !

Avec Recovery, le quatuor norvégien peint les scènes d’un monde vide qui renaît, et les difficultés de la perspective d’un réajustement. Un rythme endiablé et un carillon de guitare ouvrent la voie à un motif de basse ambulant et se fondent en un paysage sonore spacieux et réfléchi qui se situe entre A-Ha, Editors, et U2 et Simple Minds du milieu des années 80. Au milieu de cette épopée de six minutes et demie, les choses s’accélèrent et font même un signe de tête à l’hymne, avant de s’épanouir pleinement pendant la dernière minute, où elles s’envolent à tous les niveaux en jetant un regard vers un avenir plus radieux : non pas l’arc-en-ciel dessiné à la craie sur le trottoir de la couverture, mais une vie de plénitude, une réémergence de l’état de stase du présent à la vie réelle, plutôt que de simplement exister.  Pour un « petit » groupe, ils ont un grand son ambitieux qui a aussi un grand potentiel de public. Il faut espérer qu’ils le réaliseront.

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