Hinds: « The Prettiest Curse »

Ce quatuor féminin de Madrid, sort ici son troisième album, The Prettiest Curse, après un malheureux report de la date de sortie originale. Depuis 2011, date à laquelle les chanteuses et guitaristes Carla Cosials et Ana Perrote jouaient des reprises sous le nom de Deers et sortaient des « singles « sur Bandcamp, leur popularité a explosé au point que les gens les considèrent comme l’une des meilleures productions musicales espagnoles de mémoire récente. Pendant ce temps, le groupe a joué au Stephen Colbert Show et au Coachella tout en signant une ligne de vêtements exclusive par l’intermédiaire d’Urban Outfitters et en créant une ligne de maquillage sans cruauté. 

Le morceau d’ouverture « Good Times, Bad Times » est un point fort de leur catalogue global qui combine tous les éléments qui ont eu du succès dans le passé tout en mettant en place le thème lyrique de l’album. « Just Like Kids (Miau) » a un refrain qui vous restera certainement en mémoire ainsi qu’une excellente performance de la section rythmique du très talentueux duo d’Ade Martin (basse) et Amber Grimbergen. Un jeu amusant pour se défouler des tracas quotidiens et de la mentalité actuelle du groupe. Des paroles comme  « You’re too pink to be admired and too punk to be desired » mettent en lumière la façon dont beaucoup de femmes sont traitées dans la musique d’aujourd’hui de façon brillamment succincte. « It » et « The Play » sont comme des aberrations sur l’album parce qu’ils se focalisent sur une lutte plus interne avec la vie en rapide évolution qu’elles ont vécue. 

« Come Back And Love Me ❤ » est probablement la plus versatile de toutes les chansons de l’album. Son approche décomposée et sa construction cohérente en font un titre extrêmement addictif alors que « Burn », lui, a un son indie datant étonnamment du début des années 2000 pour un groupe qui a une base si forte dans le son d’aujourd’hui. Des chansons telles que « Boy » et « Riding Solo » illustrent plus clairement le principal sujet lyrique de l’album : les chagrins d’amour et le désordre inévitable qui s’ensuit. « This Moment Forever » reprend la même idée, avec une approche beaucoup plus lente et délibérée de sa réalisation. Le ton sombre de l’album devient alors plus enveloppant, en faisant frémir les cordes du cœur de l’auditeur en termes de textes et émotions. 

L’album montre une croissance dans tous les aspects de la musique, mais les paroles semblent être le plus grand domaine de changement. Sans aucun doute, l’ajustement se reflète dans le sujet tout au long de l’album. La production de Jenn Decilvio aura ainsi accentué l’évolution du groupe en mettant en valeur les multiples parties vocales et en ajoutant une touche vraiment magistrale sur les effets choisis. L’honnêteté dans la gestion des émotions difficiles est rafraîchissante pour une formation pop, ce qui annonce des changements passionnants à venir. 

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