Brigid Mae Power: « Head Above the Water »

« J’ai été nommé d’après toi. Oh, où est la force que je suis censée tirer de toi » (I was named after you. Oh, where’s the strength that I’m meant to get from you), chante Brigid Mae Power sur « I Was Named After You ». Dans une leçon d’empathie et de pouvoir de changement, l’auteure-compositrice-interprète de Galway nous apprend en trois courts vers que les grands obstacles émotionnels peuvent être renversés : « Et maintenant, je ne doute pas de la raison pour laquelle j’ai été nommé d’après toi, car c’est la vulnérabilité qui a finalement remédié à la situation. » (And now I’ve no doubt why I was named after you, cos it’s the vulnerability that did mend the situation in the end)

Head Above the Water est le troisième album semi-autobiographique de la chanteuse folk-country. Il a été enregistré à Glasgow et produit aux côtés du musicien folk écossais Alasdair Roberts et du mari de Power, Peter Broderick, ancien membre du groupe indie danois Efterklang. Power prend les détails intimes de sa vie – les petits moments qui changent tout – et leur donne une certaine grandeur. Son amant lui demande : « Lumières de la ville ou ciel de la campagne la nuit, que préfères-tu ? » (City lights or country skies at night, which do you prefer?) sur le morceau d’ouverture « On a City Night ». Une question si simple dans sa réponse que le couple décide où vivre ensemble en équipe – « La ville te va bien une nuit de ville » (The city suits you on a city night) – leur union cimentée.

D’un œil avisé, elle peut prendre les décisions – souvent difficiles à prendre – qui mènent à une vie plus saine. « I Had to Keep My Circle Small » est une histoire d’auto-préservation stoïque, et sa reprise de la chanson traditionnelle « The Blacksmith » montre les répercussions catastrophiques du mensonge. « Not Yours to Own » est rempli de conseils pour lutter pour votre place dans le monde et pour vous assurer que votre voix est entendue, qu’il s’agisse d’un murmure ou d’un cri.

Sur le plan des textes, elle fait preuve d’une incroyable prudence en examinant non seulement ses propres sentiments, mais aussi ceux des autres. Les chansons « We Weren’t Sure » et « You Have a Quiet Power » démontrent les vertus de la patience quand il s’agit de questions de coeur. Sa voix balayée par le vent ouvre toujours la voie dans des chansons qui ne sont jamais poussées au-delà d’un doux timbre de guitare ou d’un pinceau de bodhrán, ce qui signifie que le poids de ses paroles atterrit sans aucune confusion.

Comme le suggère le titre de l’album – et le morceau de clôture -, la vie est rarement facile pour quiconque, mais c’est la façon dont on affronte les difficultés qui compte. Même si elle se sent parfois dépassée, Power reste concentrée. Aucune décision n’est prise à la hâte et les conclusions sont tirées de manière organique. Délivrées en douceur, ce sont des leçons difficiles que nous devrions tous apprendre à temps.

***1/2

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