Woods: « Strange to Explain »

Woods est un groupe de folk indie-électrique,tendance « feu de camp », qui se compose actuellement de Jeremy Earl (chant, guitare), Jarvis Taveniere (divers instruments, production), Aaron Neveu (batterie), Chuck Van Dyck (basse) et Kyle Forester (claviers, saxo). Jeremy Earl et Jarvis Taveniere ont créé un groupe sous le nom de Meneguar, où Earl (actuellement chant et guitare) jouait uniquement de la batterie et Taveniere (actuellement guitare, basse et producteur) était le chanteur et le guitariste principal. Meneguar a sorti trois albums, avant de passer au groupe Woods et d’intégrer Neveu, Dyck et Forester comme membres. Jeremy Earl porte de nombreuses casquettes, car il est non seulement le fondateur du groupe mais aussi le fondateur de leur société de production musicale basée à Brooklyn, intitulée Woodist. Strange to Explain est le dixième album de Woods, influencé par les Grateful Dead mais avec une touche pop progressive façonnée par du mellotron.

« Where Do You Go When You Dream » est une chanson instrumentale, de style boîte à musique, avec des voix douces et pensives venant de loin. Ce « single » contemple la question philosophique de ce qui constitue le domaine inconnu du rêve ; qu’est-ce qui se trouve dans les parties les plus sombres de notre esprit ? « Next to You and the Sea » est une composition électronique surréaliste, avec une mélodie rapide de trilles et de « ahs ». « Before They Pass » transmet une configuration rythmique qui mélange la musique et les paroles en une unité de son où, de manières très concluante, on peut à peine distinguer où le chant se termine et où la musique commence.

« The Void » va réunir le funk et l’électrique pour créer une mélodie douce qui a un soupçon de guitare flamenca et de section de cuivres. C’est un morceau instrumental qui superpose les sons les plus excentriques dans une œuvre d’art. La chanson-titre est l’un des morceaux les plus marquants. « Strange to Explain » utilise des bruits de fond réverbérants pour commencer la chanson, suivis d’une guitare simple mais magnifique et d’un tambourin. L’accent de la chanson repose sur une impression de déjà-vu, comme le dit Earl, « ça peut sembler étrange / suis-je déjà venu ici ? » ( it may feel strange/ have I been here before?). De subtiles onomatopées commencent à s’harmoniser au fur et à mesure que la chanson progresse, illustrés par des dings au xylophone pour relier les couplets au refrain.

Inspiré des symphonies, « Can’t Get Out » suit un style orchestral, rempli de voix lointaines qui résonnent. Woods met en scène des chants faibles, imprégnés de désespoir, lorsqu’ils crient : « Je ne peux pas sortir/ je ne peux pas respirer/ ne le vois-tu pas ? » (can’t get out/ can’t take a breath/ can’t you see?) « Just to Fall Asleep » arbore un chant divin tourbillonnant qui comprend des tambours spatiaux et des voix de falsetto. De même, « Be There Still »- » est une berceuse d’intimité, transmise par des chœurs, des clarinettes et des tambourins de grande qualité, qui souligne la capacité de Woods à mélanger avec succès n’importe quel instrument. Rempli de jingles uniques complétés par une diversité très ciblée de percussions, Woods a ouvert une nouvelle dimension de sa musique dans Strange to Explain.

***1/2

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