Andrew Tuttle: « Alexandra »

Andrew Tuttle a tendance à brouiller les lignes entre les genres établis. En fusionnant l’acoustique de John Fahey avec l’ambiance électronique de Fennesz, Tuttle crée sa propre catégorie de musique. Utilisant sa guitare et son banjo, il dissipe toute idée de rester dans les normes de la plupart des artistes, mélangeant audacieusement cordes, cuivres et synthés de la manière la plus improbable qui soit sur Alexandra.

Quatrième album studio de Tuttle, Alexandra est le reflet de sa ville natale sur la côte est de l’Australie. Des chansons de douceur et de mystère génèrent une vision de ce paysage en contrebas. On a ainsi l’impression que le jour se lève pendant « Sun At 5 In 4161 ». Le banjo et la guitare se mêlent à l’électronique pour créer une vision de la beauté au début de la journée.

Tuttle fait preuve d’une capacité à combiner synthèse et instrumentation naturelle de manière à faire ressortir la beauté du bois et des fils. Au départ, « Scribbly Gums Park » développe des accents à la fois mystérieux et dangereux, mais au fur et à mesure que la mélodie se poursuit, ils sont remplacés par un sentiment de quelque chose de plus majestueux. Suivi par « Scribbly Gums Trail, » le sentiment initial est celui d’un morceau de banjo démodé d’une autre époque. En se déplaçant dans le temps et l’espace, le jeu reflète des styles qui transcendent les générations.

 Un flux constant de clients semble habiter « Burwood Heights Convenience », les notes de guitare basses et aiguës initiales générant une sensation pour les clients qui entrent et prennent droit de cité. « Tallowwood View » coule sur des synthés discrets combinés à une guitare acoustique. L’électronique aléatoire et la sculpture sonore qu’est « Cambridge Drive Shopping Centre » se mêlent au banjo, rappelant les expériences de shopping d’un samedi après-midi étouffant.

La distribution des personnages assemblés pour Alexandra comprend les guitaristes Gwenifer Raymond, Sarah Spencer, Joel Saunders, Joe Saxby et Chuck Johnson. Dans des combinaisons variées, ils suivent un chemin de gossamer à travers les points où la brousse et la banlieue se rejoignent. Le banjo lumineux de « Platypus Corridor » a un rebondissement spirituel tandis que l’ajout de cornes au milieu de l’électronique crée un nouvel hybride digne d’une future exploration.

En peignant un portrait de sa ville natale, Andrew Tuttle illustre sa propre capacité à imprégner ces lieux d’un sentiment d’émerveillement et de mondanité. Ce qui en ressort n’est pas seulement une vision d’Alexandra, mais une aquarelle pleine de l’émerveillement de ce qui vient des mains d’un artiste acoustique de tout premier plan.

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