RVG: « Feral »

Avec un rock plus direct ce combo de Melbourne continue de porter à bras le corps ses influences alt-rock australiennes. Cela fait environ trois ans que la RVG a sorti son premier album et beaucoup de choses se sont passées depuis, sans même prendre en compte les difficultés rencontrées ces derniers mois. Enregistré principalement en live dans la légendaire salle de Melbourne The Tote, A Quality of Mercy est sorti en 2017 et, à la surprise générale, a pris son envol, vendant instantanément sa première série de vinyles. Le combo a, ensuite, fait le tour du monde pendant près de deux ans et, bien qu’il ait reçu un titre plus féroce que son prédécesseur, Feral nous présente une création légèrement domptée et résolument plus studio, troquant un peu de l’énergie du premier album contre de la fidélité, de la finesse et de la fluidité
Avec Nick Cave & The Bad Seeds, The Go-Betweens Robert Forster, Luna et bien d’autres de leurs compatriotes, le combo sait désormais vraiment comment capter l’énergie en direct dans un contexte de studio. De toute façon, on ne peut pas vraiment enregistrer la vie d’une force imparable comme son leader Romy Vager, et on peut ainément l’imaginer rebondissant dans la pièce tout en chantant avec entrain sur « Prima Donna », « Alexandra » ou « I Used to Love You », titres qui ne peuvent que nous briser le cœur.

Vager continue de se faufiler entre l’autodérision, la colère, l’humour malicieux et les moments d’espoir et de triomphe véritables. Dans tous les cas, elle se donne à 100 % et tout est enregistré. Elle est également toujours friande d’effets sonores : « IBM » du premier album de RVG a fait bon husage d’une fraise de dentiste ; ici, le spirituel « Christian Neurosurgeon » présente un solo de scie à os. Les influences de RVG restent les mêmes : le deuxième album, qui sonne comme un romantique écran large des années 80, comme Echo & The Bunnymen et The Go-Betweens, et des sons plus sauvages de type The Gun Club, mais il y a plus de chatoiement et de jingle maintenant. Ce style était autrefois le son de l’alt-rock et de la radio universitaire et, après avoir été vidé de sa substance à la fin des années 90, RVG vous rappelle que des guitares comme celle-ci peuvent encore faire rêver.

***1/2

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