Then Comes Silence: « Machine »

Ce quatuor suédois post-punk, cold/dark wave, est de retour avec Machine, justifiant ainsi son titre d’un des groupes les plus actifs et les plus connus de Suède. IL s’agit ici de son cinquième album, après l’éponyme Then Comes Silence (2012), II (2013), Nyctophilian (2015) et Blood (2017). Tablant sur une atmosphère construite autour du côté sombre de la musique depuis 2012, Then Comes Silence joue avec les sons et les mots vecteurs de chagrin, de mort et de péchés. Des éléments et des arrangements post-punk qui rebondissent entre le rock gothique, la dark wave et la pop psychédélique.

Machine en est à nouveau le reflet. Plus de rock, plus de mort, plus d’obsessions malsaines pour tout ce qui est sombre et sinistre. Mixé par la légende Stefan Glaumann (Rammstein, Deathstars, Killing Joke), Then Comes Silence a, probablement, créé ici son album le plus complet et le plus compact.

Machine commence par un riff post-punk froid, celui de « We Lose The Nigh » ». Des riffs mélodiques influencés par la vague sombre des premières années du Clan Of Xymox. « Devil » est dans l’ombre du Bauhaus; riffs de death rock dans l’intro pour créer une ambiance batcave. Le fait d’emprunter des chemins plus alternatifs au cours de cette chanson en fait une exploration des plus intéressante. 

« Dark End » » empruntera des chemins plus mélodiques et émotionnels, en conservant le son compact des deux guitares et les lignes de basse puissante alors que « I Gave You Everything » renouera avec les styles sombres de Daniel Ash et David J adaptés aux formes post-punk modernes.

« Ritual » est peut-être l’un des meilleurs moments de Machine dans la mesure où il génère une tension indie sombre d’un côté et les riffs de guitare rock gothique de l’autre, le tout servant à accompagner la performance émotionnelle du chant délivré par l’incroyable voix de Karolina Engdahl parfaitement assortie à celle d’Alex Svenson. 

« Apocalypse Flare » représentera le côté post-punk original du quatuor tandis que « W.O.O.O.U » commence avec un riff gothique évident qui donne du sens au début du gothique rock des années 80 avec le tempo et le leu des guitares. 

« Glass » est un autre des points forts du dique. Une basse et une batterie puissantes tandis que les guitares donnent cette vitesse à l’atmosphère, tandis qu’Alex Svenson sonne le plus occulte possible grâce à une ligne vocale presque murmurante. « Kill It » est une ballade rock sombre à bas tempo avec une forte mélodie et Machine s’éteindra avec « Cuts Inside » qui reprendra tous les éléments que l’on retrouve dans l’album.

Machine est une forte collection de chansons post-punk mais il posssède aussi beaucoup d’autres éléments musicaux dans ses onze titres. Des élément « batcave et deathrock à certains moments, le dark indie, la pop à d’autres et bien sûr toute la vague et l’atmosphère froide et sombre, enrichie de moments gothiques exceptionnels.

***1/2

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