Surface to Air Missive: « Shelly’s Gone »

Shelly’s Gone est la cinquième version complète de Surface to Air Missive, le projet principal de Taylor Ross, basé en Floride et dont le style vocal semble être un mélange masculin de Mitski et de Snail Mail, tout en étant joué sur une musique de type Car Seat Headrest avec une touche majeure de pop progressive et de folk. Dans l’ensemble, l’album a un son chaleureux, brillant et insouciant qui se veut et ne manquera pas de séduire.

Séduction dans le sens de progressivité car il ne charme pas à la première écoute ni aux Peut-être parce qu’il est un peu générique, ou peut-être que c’est le chant… Quoi qu’il en soit la raison pour laquelle cet album mérite quelques chances est qu’il est loin d’être générique et qu’il ne se révèle pas complètement tout de suite.

En continuant à écouter l’album, les différentes couches s’effilochent et on commence vraiment à apprécier comment tout fonctionne bien ensemble, surtout le chant, pour lequel on aurait pu être hésitant au départ.

L’album commence avec « Monster’s Mouth », où l’on entend des guitares qui s’agitent au galop, et Taylor qui chante avec un certain optimisme « Et je sais que ce cas n’est pas désespéré / Je peux apprendre qu’on peut le résoudre / Mais il doit y avoir un but / Je ne saigne pas juste pour le plaisir » (And I know this case ain’t hopeless / I can learn we can work it out / But there’s got to be some purpose / I ain’t bleeding just for fun). On a une forte dose de « dododoo doo doo doo dooo » sur ce morceau, qui peut souvent aller dans deux sens,différents mais qu’on pourra se surprendre à fredonner.

Ensuite, « Easy Way » nous offre un excellent travail à la guitare et un merveilleux petit chœur à la fin, qui serine « Non, non, je ne suis plus un enfant » propre à rester immédiatement en tête. Plus tard, dans « Stil », une section guitare et rythmique fera des siennes en mode drone et marquera une légère rupture par rapport au noyau de la chanson. Imprévue ,cette variation désarçonne mais ne nous aliène pas de l’écoute d’autant que,en parlant d’imprévu, « Swan’s Somme » récidivera avec une étrange petite chanson folk.

Les autres compositions sont assez similaires, un bon mélange de folk et de pop jangle/progressive, dhumeur généralement optimiste. Si on pense en termes de saisons, Shelly’s Gone est un album qui semble construit pour l’été ; un été sur lequel on aurait pu revenir de manière plus propice.

***1/2

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