Audrey Burne: « S/T »

Audrey Burne ont présenté leur première production sur un E.P., Knifepoint, dorti en 2017. Ce petit disque présentait un rock gothique cool, pas encore mûr et venu tout droit du cœur. Les années ont passé avec seulement un autre maxi, Mother of Tears, avant que le groupe ne fasse paraître son premier album, S/T qui témoigne de leur progression rapidement et de manière concise. Les membres du combo sont des post-punkers avec une ouverture d’esprit qui leur fait aimee, au milieu d’autres choses, le rock gothique. L’équipe de Saginaw, MI, est composée de Jacqui Lou au chant, Piper LD à la basse, Walter Rayce Ribble à la guitare et Kal Welser à la batterie, avec une définition claire et distincte du groupe : l’intégrité.

Audrey Burne a sorti l’un des albums les plus honnêtes et les plus sombres de ces derniers mois, alors qu’ils ne cherchent pas à impressionner avec leurs « compétences gothique » » et autres. Leur album comprend 9 titres qui dérivent des courants gothiques de l’Americana (écoutez bien le style de chant de Jacqui Lou) et des talents de riffs de Mr. Ribble qui mélange ses idées post-punk avec des épices de l’héritage pas si accidentel des apôtres du « death-rock rules ». La basse et la batteries assurent un son compact avac un mixage qui permet au combo de mettre en valeur une sonorité cristalline dans la tonalits qui mérite d’être applaudie.

Audrey Burne a rassemblé trois chansons de leur passé, « Mother of Tears », « Say Hi » et « Witch Rider », en a ajouté six autres et est entrée en studio pour les enregistrer toutes pour l’album. Ces trois chansons sont des titres phares, mais il y a plus.! Les deux premières pistes du disque « Don’t Get Comfortable » et « Sagittarius » permettent d’avoir un autre aperçu du caractère de Audrey Burne. Le groupe joue, en effet, de la belle musique dans un style moderne sur le nerf goth/post-punk classique, comme en témoignent « V », qui rappelle et refléte le nihilisme féminin, et « Colossus », qui a déjà été diffusé comme il se doit dans les émissions de radio consacrées à la musique alternative du courant dark. « Ticket Out » pourrait très bien lui succéder sur les mêmes ondes alors que nous arriverons au « closer » de l’albumet nous arrivons ici au morceau de clôture de l’album, un « Cities, Proximities » : une valse rock sombre apparaissant comme l’air le plus cinématographique de l’album. S/T est un opus plutôt joli et très bien soigné pour un combo qui a pu professer une attitude « négligée ».

***1/2

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