The Used: « Heartwork »

Avec des paroles infernales, des refrains entraînants et des ballades mémorables, Heartwork est le deuxième album studio de The Used après The Canyon en 2017. Il intègre également des éléments de musiciens reconnus, dont le chanteur Jason Aalon Butler de Fever 333, le chanteur Caleb Shomo de Beartooth et Travis Barker et Mark Hoppus de Blink 182.

S’ouvrant sur la ballade colossale « Paradise Lost, a poem by John Milton », cette fanfaronnade punk fait démarrer Heartwork par des riffs volants et une énergie tourbillonnante. S’élançant dans de subtiles tendances de heavy rock, « Blow Me » est asséné par un invité spécial, Jason Aalon Butler. Avec des cris d’enfer et des riffs militants, le disque n’hésite pas à nous mettre dans l’ambiance sur les deux premiers morceaux, alors que les musiciens triturent leurs instruments dans l’anarchie la plus totale. 

Mystique, « Bloody Nose » sera plus sombre alors que le frontman Bert McCracken met en boucle des paroles contagieuses : « J’ai été sur la route, mais je vais trop vite, dégagez la route, je cherche un endroit pour m’écraser et brûler, dites-moi, est-ce que je mérite ce qui arrive ? » ‘ I’ve been on the road, but I’m going way too fast, clear the road, I’m looking for a place to crash and burn, tell me, do I deserve what’s coming ?)

L’émulsion atmosphérique de My Cocoon » est courte mais efficace ; d’un son doux, cet intervalle d’une minute fait la transition entre le climat précédent de désordre émotionnel et leur single électro-pop « Cathedral Bell ». Ce morceau sonne beaucoup plus mainstream que le reste de l’album, mais il ne semble pas déplacé par ses carillons angéliques qui se fraient un passage parmi les chuchotements de McCracken. 

La chanson titre voit, parait-il, son origine dans la magie et son et interlude de paroles es, ) cet égard, glacial, prolongé et rémanant. «The Lottery », avec le chanteur de Beartooth, Caleb Shomo, est un gouffre tourbillonnant de chaos et cela ne s’arrête pas là, les paroles progressives de Shomo, en plus du chant de McCracken, sont assez percutantes. Il est sombre dès le premier coup de guitare et se démarque facilement. 

L’avant-dernier morceau, « Darkness Bleeds », est assez difficile à suivre, mais c’est un voyage joyeux. Il se termine avec le très sincère « To Feel Something » » et conclut Heartwork par un adieu émouvant, alors que le frontman McCracken plaide : « Je veux juste ressentir quelque chose, n’importe quoi est mieux que cela ». (I just wanna feel something, anything is better than this) De retour après trois ans, Heartwork salue le retour d’un John Feldman qui nous dispense, sur cet album, une part indéniable de magie punk.

***1/2

 

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