Howling Hex: « Knuckleball Express »

Tout juste après une désastreuse tournée marquant réunion du Royal Trux (qu’Ethan Covey a décrite ici avec force détails, à la consternation du groupe, du label et de la presse), Neil Hagerty réunit une équipe improbable, composée principalement de musiciens de la région de Denver, pour travailler ses grooves incendiaires. C’est la seule réponse, vraiment, et c’est une bonne réponse. Knuckleball Express est le meilleur album de Howling Hex depuis Nightclub Version of the Eternal.

Sur le premier titre, « Lies », Hagerty doit s’appuyer sur une base de riffs musclés, gribouillant ses propres leads anarchiques sur un rugissement de basse et de guitare rythmique. « Si vous voulez mourir, croyez au mensong » (If you want to die, believe in lies), hurle-t-il, dans cette combinaison singulière de chaleur et de fraîcheur dont Hagerty est coutumier. Les influences, comme d’habitude, vont des Stones des années 1970 au blues électrique de Chicago en passant par une ambiance de rock sudiste, avare et bruyante. « Mr. Chicken » (avec la voix de Nicole Lawrence, la chanteuse de Mary Timony/King Tuff) est un titre qui se distingue par ses fanfaronnades, ses explosions, ses détonations et ses couvaisons, mais aussi par son caractère folklorique alors que « Rootbeer Mother » est, de son côté, un morceau aux résonances psychédéliques, mais là encore, il demeure objectivement drôle.

Hagerty tire beaucoup de choses de joueurs pour la plupart inconnus, qui n’avaient pas beaucoup travaillé ensemble avant la session d’enregistrement de huit jours. Son batteur (Kenneth Boykins) et sa claviériste (Kristine Shafer) donnent tous deux des leçons à des écoliers lorsqu’ils ne font pas de disques de Howling Hex. Ethan Howland, le bassiste, apparaît dans les recherches sur google principalement grâce à une série de clips Youtube faits maison. Et pourtant, la musique est forte et cohérente. C’est la série de chansons la plus mélodieuse et la moins sinueuse du récent catalogue de Howling Hex ; il y a un drone un but surgissant dans la façon dont ces chansons se construisent et progressent. Le son est sale. Ce ne serait pas un album de Howling Hex s’il ne l’était pas. Mais il y a assez de sens et de structure sous le capot pour que ces chansons aient un sens.  

Personne ne sait vraiment ce qui s’est passé avec le dernier album de Royal Trux, ni à qui la faute, ni combien Hagerty a contribué. Mais Knuckleball Express est la meilleure façon de réagir, en ne répondant pas, en faisant juste un autre rocker à dents de scie d’un album avec une équipe de nouveaux venus en haillons.

***1/2

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :