Shrooms Circle: « Asylum »

Parfois, lorsque vous voyez une pochette, cela vous rappelle quelque chose que vous avez beaucoup écouté en disque. C’est ce ne peut qu’arriver arriver avec Asylum le premier opus de Shrooms Circle combo suisse de doom-metal, qui, dès le premier regard, vous mettra en tête la couverture du « debut album » de Black Sabbath. Que cela vaille la peine d’afficher de telles références est risqué, mais, à l’écoute, ça n’est -, ni usurpé, ni illégitime.Le groupe vaudois s’est entièrement consacré aux sonorités psychédéliques-ocultes des années 70 en combinaison avec du doom metal bizarre et rétro-esthétique. Après la démo intitulée Asylum, Shrooms Circle a pu sortir une version intégrale éponyme après s’être formé autour de la chanteuse Odile Boche et avoir joué inlassablement dans des clubs underground. Avec une introduction comme la chanson-titre, nous avons doit à un album ohérent de bout en bout. En effet, sur les sons d’orgue qui animent le morceau, les Suisses indiquent déjà habilement la direction dans laquelle ils veulent aller : un stoner-doom avec beaucoup de profondeur et des voix féminines sortent des haut-parleurs. On pourrait appeler cela un mélange de grands noms de la scène comme Electric Wizard, Windhand ou Sleep associés à une pincée de Jex Thoth. Pas une production pure, mais plutôt laissée à l’état brut.

Le combo sait comment plaire et « Witches Are There! » s’appuie sur ce désir d’en savoir plus. Shrooms Circle ne se présentent pas de manière trop compliquée et n’ont pas le cerveau bien lavé et c’est peut-être pour cela qu’ils peuvent accumuler des points supplémentaires avec certains adeptes des groupes et styles mentionnés. Il est alors temps de renverser la vapeur tel que le montre un disque continue de belle manière avec « Out From The Grave ». On remarque sans cesse une légère arythmie dans les chansons, ce qui est assez agréable, car ces changements de tempo rafraîchissent un peu l’ensemble. « The Druggist » fait monter le tempo avec ses basses puissantes et peut aussi apporter un vent frais. Alors que « A House Behind The Hills » »fait ressortir le côté psychédélique de Shrooms Circle de manière impressionnante et se sent presque trop rapide dans les parties du refrain, le groupe passe sans problème à des parties plus lentes, au travers d’uen composition comme « Trapped » qui montre les forces du groupe dans sa gestion de passages plus intelligents. À cet égard, « The Island » célèbre clairement la lenteur du Doom Metal et, encore une fois, la production ne semblera pas stérile même s’il y a plutôt un peu de flou et de bruit en son timbre.

Un essai réussi pour le groupe suisse. Peut-être pas un chef-d’œuvre comme Black Sabbath, mais un début solide pour un risque pris et un obstacle franchi avec aisance.

***1/2

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