Maserati: « Enter The Mirror »

Maserati reviennent avec leur premier album en cinq ans et ils reviennent avec style, toujours aussi agités et surchargés. Après sa sortie en 2015, Rehumanizer, Enter The Mirror est le septième opus du quatuor composé de Coley Dennis, Matt Cherry, Chris McNeal et Mike Albanese d’Athens, en Géorgie, contrée du rock psychédélique et du rock synthétisé.

Ce nouvel album marque le vingtième anniversaire du groupe et pour l’occasion ils ont travaillé avec le producteur John Congleton, connu pour ses récents travaux avec Explosions in the Sky et Swans, avec l’ex-batteur de REM Bill Berry, Owen Lange, et Alfredo Lapuz Jr. Maserati ont toujours trouvé de nouvelles et passionnantes façons de mélanger leur ligne de basse frémissante avec des synthés urgents et raffinés. Le nouvel album n’est pas différent, mais ils vont également au-delà de ces sonorités en ajoutant un son électro brillant et recherché.

Enter The Mirror prend son essor avec une merveilleuse intro intitulée « 2020 » qui, avec ses paysages sonores ambiants et spacy, offre un départ cosmique tandis que les paroles du vocodeur vous aident à vous installer dans ce nouveau monde. La gigantesque ligne de basse frémissante qui anime le titre suivant « A Warning In The Dark » est comme une douche froide par un chaud après-midi d’été : rafraîchissante, puissante, poursuivante, parfaitement exécutée.

Un beau retour dans lequel on peut particulièrement apprécier l’atmosphère tendue de « Welcome To The Other Side » qui est censé nous permettre de voir le monde depuis un vaisseau spatial. Il fait tout noir dehors et ces petits points sont les planètes vers lesquelles on vole à proximité d’un certain nombre d’astéroïdes placés là par des ondulations de guitare insistantes et les lumières clignotantes sont des centrales électriques qui explosent. Cette composition offre le meilleur voyage qui soit dans l’espace à travers le mélange le plus convaincant de guitares surréalistes, de pop-synths incroyables et de rythmes de batterie post-punk triomphants, le tout mélangé à des séquenceurs up-tempo. La voix robotique sur les séquences électriques bourdonnantes est brillante et le combo avec la musique est tout simplement époustouflant. C’est probablement le moment le plus sombre mais aussi le plus captivant de tout l’album.

Plus proche, « Wallwalker », est tout simplement parfait : c’est du rock, de l’électronique, du dancefloor pour tous ceux qui veulent s’aventurer sur ce mur de sons qui vous fait bouger avec style. Il reprendra ainsi les meilleurs moments de tout l’album et ralentira doucement pendant que vous atterrissez d’un voyage au travers de cette réalisation monumentale derrière le miroir.

***1/2

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