Robin Saville: « Build A Diorama »

Robin Saville parle de qualité et salubrité dans un album très doux inspiré par ce qu’il voit et ressent lors de ses pérégrinations quotidiennes et intégrant des enregistrements sur le terrain, des drones et des instruments acoustiques.

Beaucoup de choses ont été écrites sur ce qui arrive à l’esprit lorsque le corps se met en mouvement. Au lieu de réciter les poèmes des inévitables livres d’auto-assistance, allons droit au but : pour beaucoup, se promener régulièrement est à la fois libérateur et responsabilisant. Il ne s’agit pas nécessairement de faire de l’exercice, mais plutôt de trouver son propre rythme dans la vie. Robin Saville, célèbre pour son art du samplig est un tel ambler. Ses promenades lui ont inspiré son troisième album solo sur les lieux hors du commun qu’il est venu voir et expérimenter lors de ses déplacements.

Avec un total d’un peu moins de 40 minutes, Build A Diorama est à la fois un subtil point culminant et un antipode poignant à ce que Saville a réalisé avec Antony Ryan. Si l’esthétique peut sembler similaire par endroits, Saville opte pour un rythme résolument différent lorsqu’il s’agit d’écrire et de produire.

Le progrès est constant et le changement, cependant, est lent – comme si l’on regardait un diorama pendant une longue période dans une lumière qui change si légèrement ou comme un flaneur qui se concentre sur un endroit particulier, un objet trouvé pour ainsi dire, en attendant que l’esprit l’orchestre de façon appropriée, lui donnant un sens et une signification.

Construites autour d’enregistrements sur fond de calme, les six compositions de Saville transforment cette expérience très personnelle et donc difficile à transmettre en une exploration compréhensible de la beauté. Alors qu’on utilise presque exclusivement l’électronique en général,, Saville élargit délibérément cette palette bien établie avec des instruments acoustiques comme la guitare basse, le carillon et le glockenspiel, visant une manifestation musicale encore plus appropriée de ce que le marcheur voit et ressent une fois qu’il s’engage pleinement dans sa passion. Allant d’amortisseurs béatement pulsés permettant une liberté associative totale (« The Deepdale Halophyte Economy ») au minimalisme ludique d’un orchestre dominé par des cloches occupées (« Bosky »), Build A Diorama n’est pas seulement un ajout précieux à sa production musicale, mais un guide audio essentiel pour ceux qui s’efforcent d’explorer, d’apprendre et de comprendre.

***1/2

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