Picture One: « Across The Depths Of Seven Lakes »

Le one-man band electronica, Picture One, partage son tout nouvel album, Across The Depths of Seven Lakes : autoproduit par Thomas Barnwell, il ne ressemble à aucun autre. Un sentiment on ne peut plus sombre l’entoure, avec une instrumentation intéressante et des idées de production soignées comme jamais. Picture One décrit ce son comme « une musique qui perce la toile de fond souvent sombre du contenu lyrique, avec une vibe synth-pop 80’s dansante et consciente d’elle-même, accentuée par des paysages sonores post-punk froids… Elle fusionne des accents de new wave trempés de néons lumineux et éclabousse chaque arc cosmique d’un coup de pied power-pop » (music that breaks through the often dark backdrop of the lyrical content, with a dance-y and self-aware 80’s synth-pop vibe accentuated by chilly post-punk soundscapes… It fuses bright neon-soaked new wave accents and splashes each cosmic arch with a power-pop kick ).

Picture One explique ensuiteque cet album est « conscient de la nature mercurielle de la tragédie personnelle, qui peut apparaître simultanément comme de sombres gouffres infranchissables, et comme de petites flaques d’eau qui peuvent être facilement éclaboussées. Ces chansons nous invitent à explorer et à remettre en question cette dichotomie à chaque tournant, sans nier ni la douleur des tragédies quotidiennes ni le miracle de la capacité humaine même à surmonter… » (aware of the mercurial nature of personal tragedy, which can simultaneously appear both as dark impassable chasms, and as small puddles that can be easily splashed away. These songs invite us to explore and question this dichotomy at every turn without denying either the pain of everyday tragedies nor the miracle of the very human ability to overcome…)

L’idée de sortir cet album à l’époque où il est sorti constitue vraiment un énorme avantage pour Picture One. La chanson d’ouverture « Resolute : The Absolute » met en évidence l’attention portée aux détails tout au long de l’album. Il y a beaucoup de concentration dans les sections rythmiques, ainsi que la création d’une ambiance très spécifique qui complète l’ensemble de leur album. La valeur de production de cette chanson est encore plus élevée pour moi en raison du son qui voyage d’une oreille à l’autre. Les panoramiques dans cette chanson sont techniquement étonnants et m’ont vraiment ouvert les oreilles encore plus. « Cycle Of Belief » est l’un des premiers « singles » de cet album qu’ils ont partagé avec leurs fans. La chanson a un son plus grave, avec quelques influences du rock alternatif, avec des relents d’un son plus doux. Les parties les plus douces de la chanson entrent en jeu dans l’arrangement au piano, et même dans le décor ambiant en arrière-plan.

Leur prochaine chanson est probablement la composition-phare de l’album. « Tomorrow’s Fool » a commencé avec ce narrateur vocal qui imitait un vieux film, qui s’est glissé directement dans cette instrumentation intense. C’est une autre chanson qui mettait en avant les compétences de production de Barnwell avec cette même technique de panoramique pour faire voyager le son d’un côté à l’autre. Ils ont réussi à créer un son plus grand que nature qui m’a vraiment marqué. « Love Spell » est un beau mélange de leur son plus sombre, mais avec une énergie plus élevée en arrière-plan. Le groupe décrit cette chanson comme une métaphore pour « vouloir faire quelque chose de proactif quand on a l’impression que les choses sont hors de notre contrôle… » ( wanting to do something proactive when you feel like things are out of your control…) ce qui est assez ironique pour la situation dans laquelle nous sommes tous maintenant. 

« Winter’s Kiss » porte également ce même niveau d’énergie tout au long de la chanson, mais avec une approche plus agressive. La chanson peut sonner un peu trop hachée, mais le rythme est resté constant tout en son long. Il y a aussi une plus forte attirance pour leurs influences techno et électroniques qui a ajouté un peu de variété au titre. Les dernières chansons montrent les différentes capacités musicales que ces gars ont à leur actif. « Lily Pad » a eu une outro instrumentale bienvenue et a vraiment créé un changement de rythme nécessaire pour l’album. Leur chanson « Chaser of The World », enfin, a également un côté plus agressif, similaire à « Winter’s Kiss ».

One ne pourra donc quei suivre l’évolution de Picture One qui repousse ses limites musicales et continuez à surprendre les gens avec son son unique et singulier.

***1/2

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.