The Bedrooms: « Passive Viewing »

Après les EPs Dystopian Futures (2016) et Dystopia Today (2018), les nouveaux romantiques post-punk de Portland, The Bedrooms, ont sorti leur premier album Passive Viewing te première sortie. La plupart des groupes de Portland sont perçus comme des cousins des combos californiens et la scène alternative y est censée être la rivale des fuzzes et grooves californiens. La distance qui les sépare n’est que mince et aucune des deux ne copie l’autre dans la mesure où elles parlent toutes les deux le même dialecte rock and roll.

The Bedrooms diffusent de la musique post-punk avec toutes les garanties requises. Des riffs de guitare tranchants par des guitares ombragées et brillantes, la passion avec une raison à l’avant, à savoir ce batteur qui jouera toujours avec son personnage de l’ombre, et l’éternel bassiste qui ne mentionne que peu de choses mais que tout le monde cherchera toujours xar tous deux représentent les éléments de base et les ingrédients de The Bedrooms, guitare, basse, batterie et synthé forment le line-up idéal. Commençons par quelques aventures dans « Sunset Blvd », tchanson typiqueoù tout est déjà en place, y compis des textes tordus comme il convient.

Le groupe joue sérieusement et est très bien accordé, le sens tordu venant des goûts de la chanteuse pour les vieilles ancêtres de la nouvelle vague comme par exemple Siouxsie. Grand confort au micro, The Bedrooms possèdent en effet une vocaliste très douée et qui une vraie voix comme eur « I’m Not Alive » et des paroles de type :« Un verre à l’excès une prose extravagante » (A drink to excess, extravagant prose).

Le groupe montre aussi une attitude « perverse » mais voilée, qui s’adonne à certaines habitudes death-rock. Vous n’entendrez pas de morbidité dans leur album, mais le riff principal de « We Are Unknown » est une merveilleuse dévastation. Mettez aussi le batteur qui a follement insisté sur le fait que cette chanson aurait dû être plus furieuse et vous avez une situation assez explosive et une ouverture qui résume l’esprit de l’album :  « Un trou noir dans mon esprit si jeune à l’intérieur Je ne me suis jamais senti aussi biendans toute ma vie » (A blackhole in my mind so young inside I’ve never felt this good in all my life).

Il y a d’autres titres sur lesquelles se concentrer : « Edge Of Consent », « Raconteur » ou « Ready Room ». En fait, l’album entier mérite d’être signalé chose assez rare pour une « debut album ». Et si on dit que ce « debut album » ne sonne pas comme un « debut album », il n’y aura plus rien d’autre à ajouter.

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