Indoor Voices: Animal »

Vous souvenez-vous, pour certains, avoir bricolé un clavier Casio ? En maintenant certaines touches enfoncées et en descendant la rangée jusqu’à chaque note suivante ? Vous aspiriez peut-être à une certaine éthéréité, quelque chose que vous ressentiez intuitivement comme étant juste dans votre esprit, quelque chose qui aurait pu émouvoir une comtesse russe aux larmes. C’est cet animal hypnotique qui est celui d’Indoor Voices. Il est éthéré et juste – mais d’une manière raffinée.

Moins on en sait sur les Torontois Indoor Voices et son chanteur Jonathan Relph, mieux c’est. Animal se compose de dix titres, dont cinq sont des titres ambient et les cinq autres sont des chansons dream-pop inspirées par Simon Scott de Slowdive,

Le mystère est très présent dans Indoor Voices ; la musique parle d’elle-même, avec de nombreuses sensations véahiculées ainsi et qui se superposent. Ses ondes sont dictées par l’émotion brute et les courants électriques qui flottent dans le cerveau.

Les titres des chansons semblent presque faire la chronique d’un conte hanté, de « He Won’t Fight » à « No One ». Juste au moment où vous pensez que vous allez mieux, vous tombez et continuez à tomber. Il y a quelque chose qui vous prend au piège et vous maintient à l’intérieur par sa vulnérabilité, son reflet dans le miroir. C’est le récit spirituel, sans paroles, qui se transmet de piste en piste, de personne en personne.

Il est difficile de déchiffrer ce que Relph dit sur les morceaux qui contiennent des paroles, par exemple le très beau « Always All Ways » » mais cela n’a pas beaucoup d’importance. Vous pouvez le dire, d’après la ténor de sa voix, d’après le temps que le rythme garde, d’après l’urgence de la basse. On peut le voir au toucher de la chanson, et on peut la faire sienne indépendamment de ce que Relph désire. Et c’est là toute la beauté de ce disque : il est d’une beauté déchirante, terrifiante, mélodramatique, et contient une exigence viscérale qui se retrouve dans le monde entier.

Beaucoup de morceaux atmosphériques, comme  » »hey Hang Around », ont un but presque thérapeutique ou médicinal dans le sens où ils stabilisent votre respiration, ils vous calmeront. C’est un album magnifiquement étrange qui est un succès sur le plan réflexif – son rythme hymnique est comme une révélation religieuse ou un éveil psychique.

***1/2

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