Birthmarks: « …And Then The Rain Stopped »

Les Londoniens de Birthmarks nous offrent une bouffée d’air frais avec leur premier album, …And Then The Rain Stopped, au moment même où le monde en a désespérément besoin.

Le disque détaille la rupture profondément personnelle de la relation du chanteur Daniel Cross, sans pour autant nous en ostraciser. Il y a beaucoup de choses à raconter sur ce long effort de dix titres, et tout autant pour s’échapper de l’intérieur grâce à la combinaison de paroles brutes et honnêtes et d’une instrumentation à visée transcendantale.

Une déclaration forte est faite d’emblée avec l’ouverture « How Do You Rule Me », avec une fusion de rock et d’électronique qui deviendra familière au fur et à mesure de l’avancement de l’album. De ce point de vue, Birthmarks se démarque de la foule avec un son à la fois expérimental et nostalgique.

L’instrumentation simpliste, mais pas du tout discrète, donne aux morceaux une grande marge de manœuvre, comme dans le cas de « Breathe », dont l’arrangement vocal en forme de chœur crée une ambiance glaciale que l’on retrouve dans les titres qui suivent. L’obsédant « Wax » montre qu’ils sont assez audacieux pour continuer à expérimenter, contrairement à d’autres artistes dont les débuts sont généralement sans danger, et cela rapporte certainement.

L’album culminera avec « You Are One » ; un morceau très énergique, presque extra-terrestre, qui se présente comme un monceau central au climat satisfaisant, résumant l’essence de tout ce qui a été et de ce qui est encore à venir.

Bien sûr, il y a encore des possibilités d’amélioration. L’album vacille un peu avec le « single » « Charcoal », qui risque dangereusement d’être ennuyeux par sa répétition. Il se retrouve avec le titre suivant, « Night After Night », mais les paroles de l’album sont dans l’ensemble légèrement sous-développées. Ce n’est pas un gros problème puisque le sujet est si personnel et, espérons-le, sert son objectif en permettant une certaine expression cathartique, mais il serait bon de voir Birthmarks amener plus de cette expérimentation élémentaire à un niveau lyrique dans les prochaines sorties.

Birthmarks ne s’apitoie pas pour autant sur son sort. La musique montre qu’il est là pour l’amour de l’art et qu’il n’a pas peur de repousser ses limites. C’est cette attitude et une oreille progressiste qui propulseront Birthmarks loin dans le futur, et d’ici peu, ils auront, vomme on peut l’espérer, le parfait back-catalogue de bandes sonores pour les accompagner.

***1/2

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