Frank Iero and The Future Violents: « Barriers »

Sur son nouvel album, un Barriers qui porte bien son nom, Frank Iero et son groupe, The Future Violents, font tomber toutes les limites et les barrières qu’ils se sont fixées dans le passé. Barriers ne se contente pas de briser le moule sur le plan sonore, comme Iero ne l’a jamais fait avec ses deux dernières sorties en solo (ou même avec ses projets précédents), mais il force également les auditeurs à se confronter à des émotions autrement inconfortables comme le regret, la peur et l’incertitude. Barriers est un album très introspectif qui, espérons-le, sera apprécié par les auditeurs réceptifs d’Iero. Il s’agit sans aucun doute de sa sortie la plus vulnérable et la plus dynamique à ce jour.

Dans une démonstration courageuse de la gamme dynamique de l’album, Iero donne le coup d’envoi du disque avec l’ouverture optimiste, « A New Day’s Coming », qui a d’abord commencé comme une berceuse avant de se transformer en l’hymne dirigé par les orgues qu’il est devenu maintenant. L’espoir véhiculé par « A New Day’s Coming » donne parfaitement le ton du reste de l’album, non seulement sur le plan émotionnel mais aussi sur le plan sonore. On dirait une nouvelle direction du groupe, et les treize autres chansons suivent le mouvement.  

Alors que « A New Day’s Comin » est un premier titre plutôt ouvert et enpué, les chansons qui suivent ont tendance à explorer des émotions plus sombres et plus vulnérables. L’énergique « single » « Young And Doomed », par exemple, se concentre sur la peur tandis que l’explosif « Fever Dream » suinte pratiquement l’anxiété. Avec une seule chanson les séparant, « Fever Dream » ne pourrait pas être plus différent de « A New Day’s Coming », mais l’album a un rythme qui fait que la variation entre les sons et les émotions semble naturel.

D’une certaine manière, Barriers nous montre un Iero qui retourne à ses racines et explore de nouveaux sons. Un exemple parfait de cela est le contraste sonique sur des chansons comme le punk et punchy « Fever Dream » et l’incroyablement dynamique « The Host », qui est animé par un piano brillant et des chants sur les versants émotionnels. Des compositions comme le grand hymne « Basement Eyes » se placeront facilement à côté de la plus sombre « Ode to Destruction ». Ce contraste sonore se ressent vivement, par exemple, entre l’excuse vulnérable et émotionnelle, « The Unfortunate », et l’énergie grinçante, intemporelle et élevée, « Moto-Pop », qui suit. Quid du meilleur ? Bien que chaque chanson de Barriers sonne différemment de la précédente, elles coulent toutes ensemble grâce à leurs thèmes sous-jacents de regret et d’espoir.

Barriers est non seulement le premier album que Frank Iero a écrit depuis Parachutes en 2016, mais c’est aussi le premier album qu’il a écrit depuis une expérience de mort imminente en 2016. Dire que l’accident a changé Iero, sa façon de voir la vie et la musique qu’il crée serait un euphémisme, et Barriers en est le reflet direct. Émotionnellement brut et vulnérable, il peut être douloureusement honnête parfois, mais c’est ce qui en fait une sortie si puissante. Ceci, associé à une écriture de chansonsintrépides comme le percutant « Moto-Pop » associé des morceaux émotionnels comme « No Love » et « Six Feet Down Under ») fait de ce Barriers un disque dynamique et excitant comme on en fait rarement.

***1/2

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