August Burns Red: « Guardians »

Au fil des ans, August Burns Red a constamment et sans aucun doute livré ce que les fans de metalcore souhaitaient et est donc resté un groupe de base du genre. Intégrant leur signature sonore dans chaque chanson, ils continuent à créer des morceaux instantanément reconnaissables qui non seulement utilisent des techniques maîtrisées et des riffs perfectionnés, mais qui les rehaussent en y ajoutant une touche subtile mais perceptible, donnant un sentiment de fraîcheur.

Leur neuvième album Guardians ne s’écarte pas de cette recette éprouvée et pourtant perpétuellement couronnée de succès et peut facilement être considéré comme leur plus grand succès à ce jour. La narration donne le ton de cet album, après quoi chaque chanson monte d’un cran. Bones y ajoute une touche d’hymne, avant de calmer brièvement les esprits, juste assez pour que l’énergie fougueuse de Paramount frappe de plein fouet et se propage dans les titres suivants : « Defender », « Lighthouse » et « Dismembered Memory ». Ces chansons posent des questions intrigantes sur l’individu et l’unité, en se battant en duel contre le destin de l’homme, le sien et celui des autres.

« Ties That Bind » apportera un léger changement de rythme avec une intro étonnamment « lapaisée, mais elle revient rapidement au rythme des fusillades et des combats tout en faisant une déclaration incitative en faveur de la libération avec une forte croyance dans la réussite de la liberté. Cet esprit combatif est encore alimenté par « Bloodletter » et « Extinct By Instinct », dont la partie médiane offre une pause inattendue mais bien placée par rapport à la folie, sous la forme d’un morceau instrumental mélodique, presque dépouillé, comme si un moment de recueillement était nécessaire pour que les idées prêchées jusqu’à présent se synchronisent correctement dans l’esprit de l’auditeur. Tandis que « Empty Heaven » et « Three Fountains » introduisent les idées de fin et, par conséquent, de ce que l’après-coup signifiera – sera-t-il une occasion de se réinventer ou une amère réalisation de son vrai moi ?

Dans l’ensemble, une fois de plus, ABR répond aux attentes avec un album de metalcore fort et mature, restant fidèle à lui-même et au genre tout en apportant à ses fans quelque chose de différent. Ensemble, les chansons suivent un flux naturel et sans faille tout au long de l’album, tout en réussissant individuellement à se maintenir en tant que musiciens nous rappellant ce qu’est le metalcore grâce à une nouvelle série de munitions de dynamitage.

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