Lizzy Farral: « Bruise »

Le premier album de Lizzy Farrall, Bruise, qui se fraie un chemin dans les eaux boueuses des chanteuses indépendantes, s’impose dans le paysage surpeuplé par une variété de styles pop, rock et électronique. Le disque de 10 chansons est dvolontairement exécuté, créant un opus qui sonne distinctement comme Farrall et qui est agréable du début à la fin.

La répétition est un élément clé sur Bruise. Elle fait ressortir l’intérêt des chansons et contribue à définir le style de la vocaliste. Nous sommes initiés à cette méthode d’écriture dès la première chanson, « Addict », ce qui semble approprié compte tenu de la répétition constante dans la vie d’un toxicomane. Le premier morceau à lui seul présente un mélange de synthé des années 80, de pop des années 2010 et de batterie rapide et accrocheuse qui montre à quel point Farrall ne veut pas être catalogué. « Gas Lighting » le ralentit dans un groove électronique plus sensuel, mais maintient l’importance de la répétition dans le refrain.

La seule façon de décrire « Yellow Paint » est  que c’est un titre elaxant et optimiste. Le rythme et les pistes de fond sont toujours là, même dans le ton et le tempo. Ce sont les paroles qui font toute l’ambiance de cette chanson. Pour ceux qui sont prêts à tout pour trouver le bonheur dans leur vie, le refrain « alors je boirai de la peinture jaune pour trouver de la couleur » (so I’ll drink some yellow paint to find some colour) est d’autant plus percutant que Farrall la chante souvent. En plusles arrangements y incluent un solo de saxophone groovy qui crée de jolies vibrations de film noir.

Les paroles effrontées « Je préfère être tué que de jouer à un autre jeu avec toi » (I’d rather be killed than play another game with you ) et « Veux-tu te décider ou me passer ce foutu couteau ? Avant que je me le mette dans les yeux » (Would you make up your mind or pass me the goddamn knife? Before I stick it in my fucking eyes ) ne sont que deux exemples de ce qui rend  « Games » si amusant enécessaire à écouter. C’est l’un des morceaux les plus marquants de l’album. Tout ce qui s’y trouve – les paroles, l’énergie, l’attitude – est fantastique. C’est jeune et audacieux. Les accords sifflants et courageux vous entraîneront certainement dans cet air de jeux stupides que les gens pratiquent dans le monde des rencontres ; jeux « games » sur lesquels il ne faut pas s’endormir.

« Knocked For Six » est doux et scintillant, avec des voix magnifiquement superposées pendant les couplets, mais il est accompagné d’émotions lourdes et brutes dans le refrain déformé. Vous pouvez sentir l’importance de cette chanson pour Farrall, qui parle de survivre au conflit entre vouloir s’intégrer et savoir que les gens avec qui vous tombez ne sont pas de bonne compagnie. Bien qu’il présente l’énergie plus lourde de beaucoup d’autres sur Bruise, la facilité avec laquelle on peut le relier à « Knocked For Six » aide à faire en sorte que cet autre à qui elle s’adresse doit écouter. 

Toujours dans le schéma de la répétition, « Okay » agit presque comme un mantra pour ceux qui cherchent à survivre par leurs propres moyens. Encore et encore, Farrall dit : « Je n’ai besoin de personne, je n’ai besoin de personne. » »Il peut être difficile de se convaincre qu’on est capable sans personne, et c’est là l’importance d’ Okay », un court et doux passage lunatique et subtilement ondulé, et la voix douce de Farrall s’exprimant pleinement et avec émotion sur le titre.

Le titre final, « Barbados », est une véritable fête dansante qui clôt le spectacle avec des confettis et des balles de plage. C’est un morceau d’indie pop dorée et ensoleillée et un des titres les plus marquants de l’album. Le contraste entre des paroles déchirantes comme « Ne m’invite pas à ton mariage, parce que j’ai eu notre plan depuis le premier rendez-vous » (Don’t invite me to your wedding day, because I’ve had had our planned out since the first date) et les vibrations joyeuses rappelle fortement que tout n’est pas comme il y paraît.

Avec les trois dernieres percissions sur « Babados » les histoires partagées dans Bruise sont définitivement closes. L’album emarque un nouveau et bon départ pour Lizzy Farrall avec maintes compositions qui trouveaient bonne place sur n’imporet qel genre de playlist.

Cela dit, il y aégalement de la place pour la croissance. Bien que le schéma de la répétition atteint son objectif, elle a tendance à s’aplatir au bout d’un certain temps, quelle que soit la façon dont elle est mise en valeur. Les chansons qui ont des refrains plus traditionnel » ont tendance à être plus fortes. Le bleu à l’âme est un bon début, mais il est évident que Lizzy Farrall est capable de faire mieux.

***1/2

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