Dakota Suite & Quentin Sirjacq: « The Indestructibility Of The Already Felled »

Schloe Records a l’habitude de découvrir des albums classiques modernes lents, paisibles et délicats en un style appelé slowcore. Le pianiste Quentin Sirjacq et le chanteur et guitariste de Dakota Suite (Chris Hooson) collaborent ici pour créer une collection de musique lente mais d’une beauté absolue. Elle ralentit littéralement votre esprit et le distille dans un silence paisible.

Quentin Sirjacq fait fonctionner un piano préparé tout au long de la pièce. La plus légère des modifications peut envoyer une seule note dans un écho ou alors vous entendrez les tripes de ses fils comme dans « Kogarshi ». Ce morceau utilise également d’intéressantes percussions japonaises qui évoquent les coups de pluie sur un toit de métal. Dans d’autres morceaux comme « Kintsugi », « Aiseki » et le dernier morceau « Kyoshu », d’autres percussions traditionnelles sont utilisées tout en douceur. Les carillons Matsumushi, les blocs de bois Mokusho, les cloches Tam-Tam et Crotale sont utilisés pour tourner autour des pianos et des synthés. Ils offrent beaucoup pour leur douce inclusion.

Ce qui élève encore l’album, c’est l’excellente prestation vocale de Dakota Suite. « Safe In Your Arms » ouvre l’album comme une déclaration d’intention. La voix calme, feutrée et chaleureuse du chanteur vous apaise. « Away » est à peu près aussi grand public que l’album, alors que le piano doux et les synthés aquatiques s’élèvent au fur et à mesure que la voix de Dakota Suite s’éloigne. Cela rappelle un peu l’excellent album éponyme de Lissom, qui montre à quel point une collaboration entre musique classique et auteurs-compositeurs peut être gracieuse et délicate. Et puis, accordons une mention spéciale pour l’utilisation d’un piano jouet, un instrument sous-estimé s’il en est, dans le superbe « My Thirst for You is Where I Lie » .

Sous le tout se trouve le piano de Quentin Sirjacq et un curieux vibraphone. Le vibraphone est omniprésent et embellit doucement le piano et, à l’occasion, la guitare acoustique. En plus des synthés souvent filiformes qui sont utilisés, le vibraphone donne à l’album un air de nature fait maison. ; on est , à cet égard, très surpris qu’il ne soit pas en mode « jazz-it-up » mais aussi très heureux qu’il ne le doit pas. L’impression générale est que l’on a droit à un travail que c’est organique et fait maison et que ce n’est pas qu’une douce chaleur. « These Nights Without You » est légèrement décalé, tandis que « Aiseki » utilise la réverbération des percussions japonaises pour compléter le son. C’est ingénieux car leur son est légèrement déroutant mais les notes basses du piano sont doucement défiantes dans leur chaleur.

Ce disque permet de comprendre vraiment la signification du slowcore. C’est une musique parfaite pour se détendre et calmer son esprit. Quentin Sirjacq et Dakota Suite rebondissent naturellement l’un sur l’autre avec élégance et classe , ce qui permet de classer l’album au même rang que les meilleures réalisations du genre.

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