All Time Low: « Wake Up Sunshine »

Après quelques années d’absence au cours desquelles leurs membres ont exploré des projets parallèles (notamment le travail de Simple Creatures d’Alex Gaskarth avec Mark Hoppus), la sphère pop-punk avait besoin d’un nouveau disque All Time Low quand on vit dans un avenir prévisible. Au cours de leurs quinze années d’existence, il n’y a pas eu de groupe plus cohérent pour produire des hymnes punk à la fois accrocheurs et vertigineux. Après avoir pris un chemin plus conceptuel sur leurs deux derniers albums, Wake Up Sunshine est un retour à la romance insouciante qui a rendu les chansons des précédents albums Don’t Panic et Nothing Personal si attachantes et addictives.

Le premier, sorti en double « single », était un hommage affectueux à deux des héros les plus évidents du groupe. « Some Kind of Disaster » »est accompagné d’un refrain alcoolisé qui reflète Green Day, tandis que « Sleeping In » est la meilleure chanson de blink-182 de mémoire récente, avec une batterie à fond de train et une voix à couper le souffle, et un riff sciemment emprunté aux années 2000, « Si je disais que je veux ton corps, tu me le reprocherais ? Sept heures du matin pendant que j’écoute Britney » (If I said I want your body, would you hold it against me? Seven in the morning while I listen to Britney).

Le titre « Wake Up Sunshine » est une chanson qui parle d’amour-propre et qui est diffusée sur un fond de surf rock intelligent. A quinze titres, ATL peut encore s’écarter de la norme, avec « Monsters » qui nous invite à rapper sur ses vers. La chanson souffre un peu de sa propre fanfaronnade et ne frappe pas aussi fort que le tarif plus standard ici, mais il y a tellement de choses à aimer ailleurs sur Wake Up Sunshine que Gaskarth et ses collègues ont gagné le droit de s’amuser sur quelques chansons. La présence du groupe Camino sur « Favourite Place » est plus convaincante, mais All Time Low est mieux servi en restant fidèle à lui-même sur « Safe » et la démonstration d’un groupe qui a perfectionné son écriture de compositions dans un art précis au cours de la dernière décennie. 

« Clumsy » évoque l’angoisse de leurs premiers travaux avant que « Basement Noise » ne clôture l’album avec un regard nostalgique sur ces premières répétitions chez leurs parents. All Time Low est de retour à ce qu’il fait de mieux, à savoir servir des pépites de pop-punk légères. Bien que la quantité de remplissage ne soit pas nulle ici, elle est compensée par un certain nombre d’airs de tueur qui (lorsque nous serons enfin autorisés à retourner sur scène) viendront renforcer leur liste déjà gonflée de véritables morceaux de bravoure.

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