Behind Blue Eyes: « Everything Between Us »

Sa matrice nimbée de capacités putride,, Behind Blue Eyes publie Everything Between Us, un album de dix titres perclus d’indigos toxiques et de hauts-le-coeur déchirants.

Behind Blue Eyes, en effet, fait appel aux profondeurs de la musique alternative et s’y accroche avec des poings meurtris, en faisant des ravages d’un style tout à fait nouveau en jouant avec le bout le plus intimidant du manche. « Stay » est effronté, sa tête laide révèle les grooves et les grincements du groupe, tandis qu’une gargouille tamponne la fine fleur des guitares.

Stone Behzadi offre des cris et des exutoires, et, alors que les parties les plus lourdes de ce disque se révèlent plus mémorables cette dualité provoque l’abandon de nos esprits. « Lie To Me » élargit sa cage thoracique, inhalant l’ivresse et le gravier, et devient ainsi le morceau qui, dans cet effeort, juxtaposera une nouvelle couche graveleuse.

La résonance épaisse et gutturale des parties vocales typiques du metalcore dans « Better Days » et « No One » est du papier de verre comparé à la fluidité des tonalités lisses, inondé qu’il est d’idiosyncrasies et de coups de fouet d’accents londoniens. Tandis que Joe Baker ponctue les soubresauts de ses consonnes, Kiahn Zamani se montre sauvage et noue des accords sanguins avec des poings ensanglantés.

Dans une rare démonstration de conformité aux conventions d’un album, la férocité des morceaux s’agite un instant sous l’eau ; et, ainsi, « Father » sera rincé d’un contenu émotionnel et transmis de manière diluée. La basse de Joe Sweeney continue à se faire entendre alors que Behzadi lui souffle presque à nouveau à la gorge, mais il y a une profondeur dans le grain et une méthode derrière le chaos.

Les multiples facettes de « A Lifetime », dont le côté le plus solennel scintille au milieu des décombres chaotiques qui verront les Londoniens faire revivre à eux seuls la puissante complexité qui s’était installée dans le metalcore.

Everything Between Us est empreint d’une authenticité souvent perdue entre les tombes de riffs caverneux, tout en conservant la capacité de contracter les muscles de votre cou à chaque shunt de beat. Derrière Blue Eyes, une traînée marine crachotante se dessine dans leur sillage, ne montrant aucune pitié pour la scène environnante qu’ils sont prêts à prendre en charge.

***1/2

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