Greyview: « Invent, Animate »

Pour son troisième disque, Invent, Animate, le quatuor texan qu’est Greyview continue d’affiner son mélange de metalcore progressif et cinématographique et d’aller plus loin dans ses propres paramètres.

Les textures ambiantes se battent contre les riffs rugissants et grinçants d’un « Dark », qui ne montre aucun signe de ralentissement, avec un Marcus Vik aux vocaux grognant en tandem sur les attaques de guitare rebondissantes de Keaton Goldwire. En injectant des mélodies de chœur propres et des moments de douceur, répit contre les riffs lancinants, le morceau rétablit la nouvelle itération du quatuor.

S’inspirant de leur propre plan, « Reflection Room » voit Trey Celaya aux percussions donner le rythme du morceau en utilisant des motifs à double kick et des schémas accentués pour éviter les similitudes avec les précédents disques. En plus des nuances utilisées par Goldwire et Celaya, l’inclusion d’éléments choraux pendant le pont démontre l’ambition revendiquée du disque.

L’objectif affiché ici est, une fois de plus, mis en évidence dans un « Shapeshifter », qui porte bien son nom. Brouillant dans une pléthore de techniques, le titre se précipite à travers des mélodies tortueuses, une agression implacable et un refrain irrésistible. Travaillant en étroite collaboration, Invent, Animate ne se contente pas d’afficher des prouesses techniques, mais propose également un morceau qui laisse entrevoir un nouveau paysage sonore pour le groupe.

Après les douces textures de « Heaven, Alone », des riffs urgents et saccadés dominent « Monarch », et, tandis que la première moitié est enracinée dans d’épaisses dalles de distorsion, le pont qui pousse et qui tire l’élève. Non contents de créer une piste qui s’éloigne de la structure conventionnelle, les remplissages de Celaya à la fin créent des couches supplémentaires à la composition déjà dense.

En se rapprochant d’un son plus conventionnel avec « Fireside », les chants clairs et les refrains entraînants montrent une autre facette du groupe. Comme le doigté de Goldwire et les textures cinématographiques du groupe se prêtent à la chanson, la distorsion assure qu’elle s’insère confortablement dans la liste des morceaux.

Après « Eden », un titre très tendu, « Brightwing » sera une mélodie chatoyante défiant ainsi les cris de Vik, qui déchirent la gorge. Alors que le quatuor utilise l’arrière du disque pour s’étirer, il devient évident que Invent, Animate peut se déplacer dans presque toutes les directions qu’il choisit.

Au lieu de reprendre la même formule Invent, Animate permet à Grayview de de développer vers des avenues plus mélodiques. Alors que des morceaux comme « Halcyon » prouvent que les riffs crunchs sont toujours présents, des titres plus riches en dynamique comme « Nova » laissent ainsi entrevoir un groupe prêt à dépasser le métalcore progressif.

***1/2

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