Jonathan Wilson: « Dixie Blur »

Jonathan Wilson est un musicien multi-instrumentaliste, surtout connu pour ses travaux de producteur et de musicien de studio. Travaillant avec des artistes comme Roger Waters et Father John Misty, Wilson s’est révélé être un musicien formidable et son travail en solo a été fortement stimulé par ses habitudes de travail où il s’est toujours montré très investi. Outre son approche instrumentale, Wilson est crédité d’avoir revitalisé la scène musicale mourante de Laurel Canyon grâce àses méthodes de production, ainsi qu’aux différentes jam-sessions qu’il a organisées avec les différents musiciens des environs de Los Angeles. Sur son septième disque, Dixie Blur, les fans de tous les genres devraient s’attendre à un album solide, ses premières œuvres en deux ans.

Dixie Blur est , en effet,un maillage de genres qui s’inscrivent tous autour d’un seul et même axe : son éducation en Caroline du Nord. Le fait de cotoyer différents artistes excentriques et de les associer aux sonorités blues du sud de la Caroline du Nord s’avère fructueux, car il permet à Wilson de présenter un album fluide et facile à écouter, avec de nombreux détails mineurs pour les auditeurs musiciens. Le premier morceau, « Just For Love », semble avoir été écrit par Roger Waters. Wilson utilise une instrumentation progressive et un chant de réverbération intelligent qui évoque les tons et les émotions que Waters utilise dans son propre travail solo. C’est logique, car Wilson a remplacé David Gilmour pour le chant principal et le chant rythmique des chansons de Pink Floyd interprétées lors de la dernière tournée de Waters.

L’ensemble du disque donne cette impression d’être un album de country progressif mais où le prog-rock semble avoir une influence massive sur le son. Alors que, par le passé, Wilson s’est concentré sur les sons psychédéliques ceux-ci quelque peu éliminés sont, en même temps, réverbérés pour mener sa musique vers une direction plus calme. Le morceau « ’69 Corvette » semble à première vue être une chanson country qui pourrait raconter les mêmes sujets, mais il s’avère être une rumination sur la maison et le confort, avec une instrumentation apaisantealors que « Oh Girl »» est une ballade au piano sur l’amour, avec une guitare slide qui rappellera les compositions du Steve Miller Band.

L’album devient alors familierau fil de l’écoute at l’instrumentation est généralement la même tout comme une structure des compositions qui ne dévie pas vraiment. Certaines parties deviennent un peu lentes sans un élément de percussion plus lourd, renforçant la sensation que cela pourrait être un album country de Roger Waters. Dixie Blur montre toutefois un sens clair de la musique et est très loin de l’album country normal de tous les jours. Avec son climat dans l’ensemble plaisant et apaisant avec un son natif mais teinté dans un sryle progressif, Jonathan Wilson fait un travail fantastique en mélangeant les genres qui lui sont familiers, ainsi qu’en utilisant les influences des personnes avec lesquelles il a travaillé.

***1/2

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