Worriers : « You or Someone You Know »

You or Someone You Know de The Worriers est une comprilation fourre-tout des moments qui nous interpellent en ce moment. Lauren Denitizio, le centre de Worriers, désormais basé à Los Angeles, a une chanson pour tout : que ce soit une rupture douloureuse, un changement d’environnement ou l’existence paralysante dans un climat politique (et littéral) chargé. Dans un véritable esprit punk, pour chaque morceau, il y a cette signature, cette poussée sans apologie qui inspire.

La quatrième entrée du catalogue des Worriers est l’une de leurs sorties les plus franches et intentionnelles qui passe au peigne fin les expériences personnelles, politiques et opportunes. Pour partager ce message, Denitzio a fait appel à des amis musiciens de longue date, Mikey Erg, Nick Psillas et Frank Piegaro. Le résultat en est l’une des meilleures productions à ce jour, capturée qu’elle est par les arrangements de John Agnello.

Denitzio a toujours eu le don de rendre le message politique personnel pour tous, laissant un impact qui a façonné les voix et les attitudes des punks au cours de la dernière décennie. L’ouverture du disque avec « End of the World » est uncommentaire ironique, qui annonce un punk aux influences pop dans la mesure où il parvient à la fois à faire tomber une liste de dévastations mondiales tout en restant optimiste.

Denitizio transmet le désir de courir, mais où, alors que le changement climatique est partout ? L’imagerie semble réelle dans la mesure où, d’un océan à l’autre, aux États-Unis, il n’y a pas d’échappatoire au changement climatique, de « J’ai trouvé une belle maison dans la baie / On pourrait y aller mais il y a du feu et des tremblements de terre » (Found a nice house in the Bay / We could go there but there’s fire and earthquakes) jusqu’à « We could» ; avoir de l’espace dans la maison au bord de la mer / Oui, le rivage a l’air sympa mais qu’en sera-t-il quand l’ouragan frappera ? » (We could. Have space in house by the sea / Yeah the shore sounds nice but what about when the hurricane hits?)

Vous ou quelqu’un que l’on connaît y parviendra, mais la politique n’est pas la seule vedette de l’album et, dans le sens où il est suestion d’’urgence, « End of the World » se veut ancré tout autant qu’enthousiasmant.

La suite , à savoir « Survival Pop », porte la même énergie sonore tout en ouvrant les auditeurs à un examen personnel des relations avec les autres et du monde lui-même. « PWR CPLE » examine une rupture de connexion et comment se séparer lorsque les choses deviennent toxiques. Vous pouvez sentir la voix ferme et l’affirmation de Denitizio lorsqu’ils déclarent « Vous avez dit que nous étions une équipe de rêve / éloignez-vous de moi » (You said we’re a dream team / get away from me) qui ne peut procurer ruien d’autre qu’un sentiment de pouvoir. C’est ce genre de conviction lyrique qui fait de ce morceau un moment fort.

« Big Feelings » est sans aucun doute la chanson d’amour du disque, traduisant les émotions positives de l’amitié avec des images de conversations tardives, de surnoms et de liens indissolubles ; une énergie pétillante qui est capturée autant dans ses guitares et sa batterie floues qui restera comme un support emblématique de ce à quoi aspirent non seulement Denitizio mais aussi chacun d’entre nous.

***1/2

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