Honey Harper: « Starmaker »

La qualité profonde de la country cosmique de Honey Harper est captivante ; pleien de réflexion et de perspicacité, il y a beaucoup de contradictions et de complexité, mais tout se tient en douceur dans les paroles, le son et la composition.

Son premier album Starmaker embrasse la dichotomie de façon originale et merveilleuse, et l’artiste d’Atlanta fait preuve d’une voix fraîche et singulière avec ce premier album. Inspiré du « Free Man in Paris » de Joni Mitchell, le titre fait référence au stress de devoir jouer le jeu de l’industrie de la musique. Écrit avec sa femme, ce projet traite de leurs idées similaires et partagées sur la célébrité, la fortune et l’échec. 

Harper a expliqué comment les chansons abordent son parcours. L’introspection et l’ingéniosité spirituelle se manifestent, et la voix du chanteur s’accompagne d’une fragilité humaine et émotionnelle que l’on n’entend pas souvent. La musique country a fait partie de son enfance et les explorations apparaissent dans différents styles et niveaux d’intensité, représentant son héritage. Le sentiment d’être un lieu où la tradition règne clairement, il crée un contraste fascinant avec l’injection de sa subjectivité et de sa perspective. Les lignes de guitare folk et psychédéliques forment des sonorités country éblouissantes et constituent le cœur du son de Harper, tandis que l’utilisation d’une technologie de pointe assure la pertinence et la modernité de l’ensemble.

L’intro de « Green Shadows », qui ouvre le bal, ressemble à un chant robotique, mais reste très country. « In Light of Us » poursuit sur la même voie avec sa chaleur, les sons sont réconfortants, tandis qu’une chanson comme « The Day It Rained Forever » déborde de son zeste pop contagieux.

Intime et confiant, « Something Relative » est une ballade sur un ami qui est mort d’une overdose. L’arrangement simple comprend des cordes et constitue un cadre magnifique où l’émotion filtre à travers des sons tranquilles alors qu’il chante sur la vie perdue de son ami.

Ailleurs, le plus optimiste « Someone Else’s Dream » offre des chœurs féminins raffinés, et  » »omorrow Never Comes » possède accroches addictives et lignes de guitare fines. Un morceau de rock classique, il offre un aperçu direct de la relation avec sa femme. Le remarquable et imaginatif « Strawberry Light » s’attaque à sa peur de l’avion, car le bruit du décollage se fait entendre dès le départ.

Starmaker est une joie, voire un plaisir, du début à la fin. Ensemble, chaque chanson de ce premier album soutient l’ambition de Honey Harper de faire entrer son pays cosmique dans un cadre plus large, et il le fait avec de fort belles ressources et une somptueuse esthétique.

***1/2

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