Daniel Davies: « Signals »

Daniel Davies est un musicien et un compositeur au carrefour de beaucoup de créativité musicale. De sa coopération avec le parrain John Carpenter, à partir de 2015 sur Lost Themes et Lost Themes II, à son travail précédent avec ses groupes de rock Year Long Disaster et Karma to Burn, en passant par sa tournée avec CKY, il semble qu’il n’y ait pas de limite à l’art de Davies. Fils du guitariste des Kinks, Dave Davies, Daniel Davies a incontestablement eu le talent de s’immerger dans la musique, mais à son crédit, il a créé ses propres opportunités. Ce qui nous amène à son travail le plus récent, le prochain album Signals

Son premier effort en solo via Sacred Bones Records, et son deuxième opus en solo, est une suite relativement rapide étant donné qu’il a sorti Events Score en 2018, qu’il était en tournée, et qu’il a également travaillé sur la musique pour l’Halloween de 2018 avec John et Cody Carpenter. Il est donc intéressant de savoir ce que cet artiste talentueux allait nous apporter avec Signals.

En proposant huit nouvelles chansons très cinématographiques, il y a quelque chose de palpable dans les sons presque silencieux qui ouvrent « Last Days ». L’album commence de façon étonnante, une guitare chargée de réverbérations joue un rythme paresseux avant d’être lentement rejointe par de brillantes impulsions de synthé et un patient battement de batterie. Dans le morceau suivant, « One Hundred Years », le synthé semble transporter l’auditeur dans une bulle de sérénité ; c’est comme si l’on était entouré d’un orchestre qui est condamné à jouer lentement pour l’éternité. Le troisième arrangement, « Origins », est un réveil vif de fréquences rapides et d’une guitare harmonieuse et pleine de corps. En progressant, il s’élève jusqu’à une accumulation dramatique de mélodies de guitare qui tranchent dans le bruit et l’accompagnement à plusieurs niveaux.

Pour ceux qui recherchent un morceau acoustique tempéré, « Beyond Megalith Illumination » siègera dans un état paisible de flou, de fond aéré, de pick-up acoustique en miroir et de grincement lent. En même temps, l’intensité de « Possessor » provient de son introduction hésitante et hachéz avant de s’estomper pour prendre un ton plus doux pendant une partie du déroulé de la composition. C’est ainsi que « Phantom Waltz » représente un bel échantillon de ce que contient l’album. Le « single » principal se construit sur lui-même avec des microcosmes de voix de chœur et des synthétiseurs étoilés pour donner une version moderne et féroce de la valse classique. Enfin, la conclusion se présente avec « Visible », qui offre une fin brève et altruiste à un paysage sonore glorieux.

Dans l’univers de Signals, Daniel Davies a construit une expérience à plusieurs niveaux de la mélodie et de l’intrigue. L’exécution del’artiste n’a rien d’alambiqué ou de discutable : il peaufine la guitare avec effet de telle sorte qu’elle coule à côté des touches du synthé. En cela, les fréquences utilisées évoquent des sensations allant de la sérénité à la joie, et il n’y a pas de limite dans la façon dont il fait de ces sensations des instruments à part entière.

****1/2

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