Swim Deep: « Emerald Classics »

Après avoir créé leur prope label Pop Committee sous le label parent Cooking Vinyl, Swim Deep est de retour avec un autre LP complet. Formé à Birmingham, Swim Deep est un groupe pop dream-pop composé de cinq musiciens, comparable à The 1975 et Bad Suns. Avec son troisième LP, Emerald Classics, le combo s’en tient à sa formule indie pop, tout en ajoutant quelques éléments rafraîchissants avec un solide groupe de dix chansons.

L’album s’ouvre avec le « single » intitulé « To Feel Good ». Ce morceau est très différent des précédents travaux de Swim Deep, avec une chorale de chapelle ainsi qu’un travail parlé du chanteur Austin Williams sur la fin de son adolescence à Birmingham, et sa prestation vocale comparable à celle de Mike Skinner de The Streets, entre autres. Le chœur de ce morceau ainsi que les synthétiseurs qui l’accompagnent ajoutent vraiment un sentiment d’émotion lorsqu’ils sont placés sous l’œuvre parlée.

Sur le plan sonore, on peut entendre beaucoup d’inspiration héritée de la pop des années 80. La voix douce et chuchotante de Williams rappelle quelque peu celle de Neil Tennant, en particulier sur le morceau « World I Share » et les guitares sont imprégnées de chorus, de compression et de réverbération ainsi que de l’utilisation intensive de synthétiseurs. En écoutant un morceau comme « 0121 Desire », on ne pourra pas s’empêcher de penser à des morceaux comme New Order et Scritti Politti. d’autant qu’il dispose d’un refrain contagieux qui aurait été largement reçu si la chanson était sortie il y a 35 ans.

Un autre titre-phare sera « Drag Queens In Soho », une chanson qui semble avoir été écrite par Jack Antonoff et figurer sur un album des Bleachers. Quelque chose dans ce morceau est très répétitif et permet de l’apprécier de plus en plus à chaque fois. Les accords de piano simples sont le moteur de cette composition et lui donnent ainsi une solide ossature. Les leads de guitare mélodiques sont à la fois simplistes et efficaces et ajoutent beaucoup à l’ensemble.

Emerald Classics est la troisième déclaration d’un groupe dont certains ont peut-être oublié l’existence, en particulier après une longue interruption de quatre ans entre deux disques, une éternité dans l’industrie moderne. Le son du combo a été redynamisé et le nouveau matériel est plein de superbes riffs et de mélodies instantanées. Rien, ici, n’est radicalement différent de leur travail précédent sur les albums Where The Heaven Are We et Mothers, mais il semble être un pas en avant en termes de maturité, de production et de progressivité.

***

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.