Beat City Tubeworks: « Top Rock »

Chez « nos amis américains », tout ce dont les gens entendent parler, c’est que le rock est soit mort, soit en train de mourir. Une poignée d’anciens artistes du genre restent pertinents sur la seule base de leur notoriété passée, mais les nouveaux groupes de rock américains ne bénéficient que de peu ou pas de temps d’antenne ou de presse. Cette nouvelle génération est largement évitée par les médias de divertissement et les grands labels au profit de l’EDM, du hip-hop et de tout nouveau son brillant qui se trouve dans les charts pop.

C’est extrêmement frustrant étant donné que le rock est bien vivant littéralement partout ailleurs dans le monde, en particulier en Europe. Des groupes de rock comme Bring Me the Horizon au Royaume-Uni, Ghost en Suède, Volbeat au Danemark et plusieurs groupes finlandais remplissent régulièrement les grandes salles de leur propre continent. L’Europe est d’ailleurs le lieu de tous les plus grands festivals de rock du monde, comme Wacken Open Air et Rock am Ring en Allemagne et Reading + Leeds en Angleterre.

La scène européenne compte de nombreux groupes de qualité qui valent la peine d’être vus, mais l’un d’entre eux peut passer inaperçu à première vue : Beat City Tubeworks, basé en Suède. Ils jouent un mélange agressif de punk, de rock garage des années 90 et de rock classique des années 70, ce qui les distingue de la scène rock suédoise, par ailleurs orientée vers le métal. Ils se sont fait connaître grâce à leurs performances live énergiques et viennent de sortir un nouveau disque, Top Rock.

Dès la première impression, Top Rock livre tout ce que le combo annonce : 10 morceaux percutants de « rock and roll dans sa forme réelle et sa gloire sous stéroïdes ». Les guitares sont montées à 11, le chant est râpeux et puissant, et il n’y a rien d’autre qu’une énergie pure et sans contrainte, avec une bonne dose de déchirure sur chaque chanson. Chaque morceau canalise un ancien grand : on peut entendre des nuances de The Who (« Roadrunner »), Boston (« Ivory Wave »), Thin Lizzy (« Estranged »), Deep Purple (« Archaic Approach »), et même KISS (« Take Two of These and Call Me In The Morning »).

Parfois, le son de l’album peut devenir légèrement monotone, car les riffs sont très similaires d’un bout à l’autre, mais étant donné que le son de l’album est excellent, l’auditeur ne s’en plaindra pas trop. Les Beat City Tubeworks n’ont peut-être pas encore beaucoup d’influence, mais ils ont sorti un album qui mettra les fans de rock à l’aise, car ils pourront se dire que leur idiome favori ne va pas disparaître de sitôt.

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