Purr: « Like New »

Il y a quelque chose de paradoxal à ce qu’un album s’oit nommé Like New alors que ses créateurs admettent ouvertement qu’ils n’aiment que la musique « faite avant 1978 ». N’est-ce pas comme dire que quelque chose que vous avez acheté dans un magasin d’antiquités est tout neuf ? Quoi qu’il en soit, ce ci est le premier LP du duo Eliza Callahan et Jack Staffen, qui ont écrit des chansons. C’est leur première offre sous le nom de Purr, leurs précédentes sorties ont été créditées au nom du projet, Eliza and Jack. Comme on peut se l’imaginer,l’opus est entouré d’une esthétique rétro poussiéreuse, sise dans une sorte de ronflement lent et étourdissant, semblable à ce que serait leur psychisme

Il s’agit donc d’un album ancré dans les sonorités d’une époque révolue, qui ne comporte que peu de changements dynamiques et qui semble vraiment déphasé par rapport à la vie d’aujourd’hui, alors que la plupart des groupes psychiédéliques de nos jours tentent de vient avant de donner à leurs compositions une touche contemporaine.

Like New est un disque qui est difficile à retenir étant donné son ADN vaporeux. Soniquement et vocalement, l’album passe presque inaperçu. On se demande si c’est un disque de musique de fond ou un disque dans lequel on peut s’immerger ce qui, eu fond, est le genre d’expérience d’écoute propre à nous faire lutter contre ce qui peut générer des paupières lourdes.

Bien que la majorité de l’album est plutôt covenue et stréotypée, Like New est agrémenté de quelques touches intéressantes ; « Avenue Bliss » »est un voyage disco-jazz interprété au ralenti, avec des couleurs tourbillonnantes et des bruits délicats de pistolet laser. « Boy » s’agite avec une espièglerie estivale et un ton affectueux, « Take You Back » frétille dans un rebondissement joyeux de style S »gt Pepper », tandis qu’un air de majesté gradiose se cachera dans les tréfond sde « Giant Night », grâce à un somptueux évanouissement de cordes. Like New n’est ni assez charmant pour donner l’impression qu’il s’agit d’un disque perdu depuis des décennies, ni un hommage modernisé à la psychedelia vintage nourrie par la drogue.

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