Kyle Forester: « Hearts In Gardens »

Kyle Forester – Hearts In Gardens

Quand on écoute beaucoup de musique, on passeune grande partie de son temps à se concentrer sur le personnage principal. Entre le chant et ledit personnage, il est évident que ce derenier occupe la majeure partie de notre attention. Mais dans l’ombre se trouve le reste du groupe, qui se défoule sérieusement. Si de nombreux membres du groupe sont heureux de continuer à jouer en arrière-plan, certains sont si talentueux musicalement que ce serait un crime de les garder en arrière-plan. Entre ici Kyle Forester.

Depuis plus de 15 ans, Kyle Forester prête ses prouesses musicales à des groupes comme The Ladybug Transistor et Crystal Stilts. Avant son premier album, sorti en 2016, il était une force musicale reconnue pour son talent. Avec lui vient aujourd’hui son deuxième album Hearts In Gardens. Il s’agit d’un mélange de power pop et de soft rock, le tout dans une teinte inspirée des années 70. Il combine le piano, les synthés et, à l’occasion, une section de cuivres pour briser ses riffs de guitare.

« Know What You’re Doing » est un morceau bien arrangé qui ouvre l’album. Avec sa mélodie accrocheuse, il vous entraîne tout droit dans le disque. En tant que guitariste chevronné, il n’est pas surprenant que Forester ouvre le morceau avec une mélodie très longue à la six cordes, mais ce qui est vraiment surprenant, c’est la façon dont il l’aborde. Il superpose un synthé, pour accompagner la guitare bien enracinée avec un synthé dont le tintement soulève le morceau de ses racines et le fait flotter. Avec la voix de Forester qui se fond dans le morceau, cette chanson donne le ton parfait pour l’album.

L’artiste est un touche-à-tout en matière de musique et si beaucoup parlent de ses talents de compositeur et de guitariste, très peu évoquent sa voix. À la première écoute, il est facile de ne la pas mentionner, mais Hearts In Gardens le voit l’utiliser de façon monotone à son avantage. Au lieu de prendre le devant de la scène, elle se fraye un chemin à travers la mélodie. « Lily » est un morceau simple, mais la voix de Forester se marie avec la guitare qui gratte et le simple rythme de la batterie et crée un morceau profondément ancré dans le folk-rock sans toute la dramaturgie vocale.

« Turn of the Century » placé au centre de l’album est un autre hommage au folk-rock. Les harmonies de Forester vous laissent un peu sur votre faim, maison ne s’y attardea pas longtemps d’autant qu’avec l’inclusion d’une subtile section de cuivres, il élargit l’horizon du folk-rock, guidant ses auditeurs vers un montagne musical qui ne peut que nous faire regarder de l’avant en matière de msique traditionnelle. Cela peut sembler un simple morceau, mais l’expérience musicale de Forester et le traitement du morceau en font l’un des meilleurs de l’album.

Les dix titres de cet opus témoignent de son expérience et de sa confiance. Il est également subtil et discret, ce qui est assez inhabituel pour un frontman. Mais dans le cas de Forester, cela joue en sa faveur. Hearts In Gardens est mesuré, bien rythmé et parfaitement placé dans le paysage folk-rock.

***1/2

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