Bambara: « Stray »

Ce que fait Bambara, combo d’Arhens en Géorgie, il le fait très bien. Un voyage implacable et froid dans les recoins les plus secrets de la musique, leur version du The Birthday Party de Nick Cave est une version traqueuse et noirâtre, constamment parsemée d’éléments de danger et de violence. Sur leur quatrième LP, l’engagement du trio envers le côté obscur n’est pas remis en question ; même les titres des chansons (« Stay Cruel », « Machete », « Death Croons ») ressemblent aux thèmes des méchants de cinéma. Mais si, isolément, la lenteur du premier morceau « Miracl » », ou le récent « single » « Serafina »», donne un puissant coup de marteau, sur dix morceaux, vous n’avez plus qu’une envie, c’est celle d’un peu de lumière.

Le chanteur Reid Bateh a un ricanement claustrophobe qui donne un sens parfait de cruauté aux produits du combo, mais encore une fois, c’est le genre de voix qui a tendance à tout faire sonner pareil. Il y a un léger accent de western sauvage dans « Heat Lightning », quelques guitares qui s’écrasent dans « Ben & Lily », mais à part les chœurs féminins roucoulants de « Death Croons », on en vient à se demander ce qui a bien pu se passer. Une grande partie de Stray pourrait suivre ses propres conseils, à savoir s’égarer; au lieu de cela, Bambara reste fermement ancré sur une voie, forte certes, mais assez prévisible.

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