Aaron Diehl : »The Vagabond »

Le pianiste américain Aaron Diehl s’est surtout fait connaître comme accompagnateur privilégié de la chanteuse Cécile McLorin Salvant — les deux se sont encore produits en duo cette semaine. Mais Diehl a aussi ses projets en parallèle, et en leader : à preuve, ce troisième album pour l’excellente étiquette Mack Avenue, cette fois en trio avec Gregory Hutchinson à la batterie et Paul Sikivie à la contrebasse.

Entre sept compositions et quatre reprises (on note celle de John Lewis (une influence évidente pour Diehl ), de même qu’une superbe version de « Piano étude no 16 » de Philip Glass, une autre référence pour le pianiste), le jeune trentenaire distille son jeu précis et sophistiqué dont l’éclat et la virtuosité se mesurent paradoxalement dans la retenue. Formé tant en classique qu’en jazz (ce qui s’entend partout, à la manière d’un Fred Hersch), Diehl possède une touche d’une rare luminosité et d’une rare profondeur : c’est dans les détails que l’on note la richesse de son jeu, et c’est très bien comme ça.

***1/2

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