Red Death: « Sickness Divine »

Nommé d’après l’histoire d’Edger Allen Poe parlant d’un aristocrate dont la réception festive est détruite par la personnification de la maladie qui le tue, lui et tous ses invités, ce mixeur de riffs punk/thrash a décidé de s’inviter chez nous pour détruire cette que l’on aurair pu se proposer d’offrir sur son troisième LP, Sickness Divine.

Red Death est ldans les parages depuis un certain temps, gagnant lentement du terrain sur le circuit métal/hardcore, et récoltant des comparaisons favorables avec le groupe punk auquel ils ressemblent le plus, Power Trip. Ils n’ont pas encore trouvé un accès qui leur est sû dans la scène du rock alternatif mais Sickness Divine pourrait bien y remédier au regard de la dureté du rock que le combo affiche.

Red Death est un groupe qui tourne beaucoup et dont l’expérience de la route s’est heureusement traduite par un solide sens de la technique et une bonne compréhension de lui-même ; en conséquence, les arrangements de ce dernier album sont, faute d’une classification plus appropriée, totalement fous. « Sword Without a Sheath » démarre avec un rythme infernal, celui d’une chevauchée en motorisée, couplée à un riff de coupe supérieure à la chaîne, qui vous chronomètre à froid dans les dix premières secondes, et vous laisse déséquilibré lorsque le glissement de la prochaine vague à la guitare se produit. Si Metallica avait entendu une telle intensité en 1983, il l’aurait probablement fait sienne et, en parlant de Metallica, le morceau-titre fait en fait référenceà leurs éclairs dans leurs moments les plus discrets avec une ouerture acoustique, qui tire lentement le rideau sur une vue de métal tordu et de flammes ouvertes et sauvagement brûlantes.

La suite, « Face the Pain », nous ramène aux racines du thrash dans le speed metal alimenté par les amphétamines, avec un côté sombre, qui rappelle quelque peu lees minuits rampants de la nuit. Il y a aussi des nuances dans les décompositions, comme l’intermède au clavecin, d’une habileté moqueuse, sur le power metal de « The Anvil’s Ring », qui se situe quelque part entre l’intro d’une ballade de Manowar et un hymne au groove métallique. Il y a même un goût de résidu amer dans la mélodie mortelle de « Exhalation of Decay ».Pas une minute donc où ce Sickness Divine ne donnera pas une raison au maniaque de metal de ne pas se cogner la tête avec joie.

Le troisième album de Red Death est un filigrane élevé pour le groupe, et le crossover thrash en général en 2019. C’est un groupe qui continue à flirter avec l’iconoclasme tout en définissant sa propre identité parmi un nombre croissant de groupes punk au talent phénoménal, qui arment l’approche colérique et volontaire du hardcore avec les féroces outils sonores de destruction forgés par nos ancêtres du métal. Je pense que beaucoup d’entre nous savaient que cette Sickness Divine allait être une danse mémorable avec la mort lorsqu’elle a été annoncée, mais je ne pense pas que nous étions préparés à l’ampleur de cette danse macabre. 

***1/2

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