The Men: « Mercy »

On peut affirmer que The Men est le meilleur groupe de « classic rock » dont les membres n’étaient pas vivants lorsque le rock ‘n’ roll était à son apogée. Lecombo de Brooklyn n’a pas tout à fait commencé de cette façon en 2011 année où il est apparu sur le davant de la scène avec le groupe Leave Home, acclamé par la critique. C’était essentiellement un groupe de rock bruyant, qui grinçait et se frayait un chemin féroce en s’épargnant parfois un peu de temps sur des titres en combustion lente dont la fonction était de générer des climats inquiétants. Mais à chaque nouvelle sortie, ils se relâchaient et conservaient souvent le même genre d’intensité que sur leurs premiers disques tout en ouvrant l’écriture des chansons pour y incorporer plus de souffle.

Ces dernières années, The Men n’ont pas tant eu l’impression d’avancer sur la même voie que de prendre le détour qui convient à leur muse. Le groupe bruyant et garage de Devil Music en 2016 les a vus regarder en arrière pour la première fois de toute leur carrière, tandis que son successeur, Drift, les a fait se lancer dans toutes les directions possibles, du doux folk rock au gothique chargé de synthés. Après sept albums en dix ans, The Men n’ont besoin d’aucune raison de faire autre chose que ce qu’ils veulent, ce qui est essentiellement ce quon ressent à l’écoute les différentes directions de leur huitième album Mercy.

Il est un peu plus maîtrisé et, à première vue, aucun de ses sept titres n’a quelque chose de commun avec l’autre. Ils sont (principalement) joués à la guitare, et les auteurs-compositeurs-interprètes Mark Perro et Nick Chiericozzi conservent leur signature ; lune approche dépravée du rock ‘n’ roll, mais dans l’ensemble, les deux chefs de groupe se contentent de faire confiance aux auditeurs pour les emmener partout où ils le souhaitent, que ce soit sur un morceau psychédélique de plus de 10 minutes comme « Wading in Dirty Water » ou sur une ballade au piano épurée à l’image de « Fallin’ Thru ». Il y a des moments, ici et là ,qui révèlent un aperçu du groupe tsl qu’il était :-quelque chose du genre Neil Young-meets-Buzzcocks ; le souffle guerrier de « Breeze » ou le galop de cow-boy de « Call the D » ».

La nature disjointe des sept pistes ici fait de ce moment l’un des moins cohésifs du catalogue de The Men bien qu’il ne soit pas le plus désagréable, grâce à la force des chansons individuelles. « Children All Over the World », par exemple, est l’une des meilleures chansons jamais écrites par le groupe, une reprise au synthétiseur de ce que The War on Drugs peut véhiculermais sur un mode est à la fois amusant et agréablement sordide. Tant qe le groupe trouve encore du plaisir à faire du bruit satisfaisant sur des guitares électriques, preuve est ici donnée que tout est possible en matière d’évolution.

***1/2

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