Ásgeir: « Bury The Moon »

Beaucoup de gens ne connaissent que Of Monster & Men et Björk, mais Ásgeir est cet autre artiste, dont le premier album a été le plus vendu de l’histoire de l’Islande. Avec la sortie de ce troisième opus on ne peut que penser que de plus en plus de personnes vont commencer à apprendre son nom.

Écouter Bury The Moon, c’est comme réécouter, avec la distance, son enfance, ou du moins ce qui pourrait en être la bande-son. idéalisée Les paroles sont réfléchies, la musique est un beau mélange d’acoustique et d’électronique minimale, et c’est une histoire cohérente.

En débutant sur un « Pictures » accrocheur, Bury The Moon évoque la bande originale de The Secret Life of Walter Mitty. Elle est à la fois paisible et édifiante, tout en évoquant les luttes de la vie. Écoutez le travail de guitare au début de « Youth » ; il imite notre anxiété comme le tic-tac métallique aigu de « Staircas » de Radiohead. Mais ici, la voix d’Ásgeir est apaisante comme celle d’un vieil ami.

L’histoire de Bury The Moon vient des talents qu’a l’artiste en matière de construction d’albums. Il entraîne l’auditeur dans des hauts et des bas, en imitant la vie. « Breathe », la troisième chanson de l’album, est l’exemple parfait du conflit concentré en une seule composition au demeurant extrêmement écoutable. Elle commence par de simples accords de piano contre une alarme électronique qui tourne en rond et cherche en arrière-plan. Elle est encore renforcée par la confiance d’un narrateur qui sait que « wherever I go, I’ll find my way home «  (où que j’aille, je trouverai le chemin de la maison). La chanson est suivie de « Eventide », une marée étale comme ce moment où on peut se retrouver soi-même, avant que « Lazy Giants » ne nous ramène au conflit. Aller-retour : « Overlay », la chanson d’amour suivie de « Rattled Snow »,, titre qui contient le son le plus électronique de l’album. « Turn Gold To Sand » » avec son côté blues et une légère montée en puissance dans « Living Water », jusqu’au conflit final et au point culminant qu’est « Until Daybreak ». Ásgeir chevauche les conflits comme des vagues tout au long de l’album jusqu’à ce qu’il nous emmène à terre avec l’envolée finale, « Bury The Moon ».

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