The Cosmic Array: « Goldilocks »

La fusion néo-psychadélique du groupe gallois The Cosmic Array semble vouloir pour apporter de nouvelles avancées en matière de son et d’expérimentation. Leur style unique de mélange des genres crée en effet de la profondeur et offre un nouveau regard a mille lieues de la monotonie. Goldilocks reprend de façon spectaculaire le flambeau de Islands, leur précédent opus et réinventé le cours d’idées dont The Cosmic Array se veut porteur. Il ne se contente pas de rester dans le périmètre du rock pur et simple, et de s’envoler vers un monde de science-fiction tout en restant fidèle aux enjeux de la société moderne, il s’agitici d’un énoncé intellectuel et artistique, et, même si le terme reflète généralement un certain sérieux qu niveau sonique, Goldilocks parvient à briller comme son titre (boucle d’or) le sous-entend. Malgré un récit qui est peut-être lourd et qui crée une construction qui exige une réflexion profonde, ce facteur ne l’emportera pas sur le plaisir général de l’écoute

Dès le début, les drones sous-marins de « Animals » hurlent dans l’ambiance. Sur un fond de jazz, la chanson s’ouvre pour révéler des guitares acoustiques et de magnifiques motifs sonores électriques. Cet instrumental ouvre la voie à « Empirical Delight », titre que l’on pourrait qualifier d’americana cosmique qui coule et se fraie un passage l’énergie d’un big band. Les voix sont sublimes, placées avec passion, et d’une fluidité impérieuse. « Is This Really All There Is » est une œuvre où la guitare slide grésillante de Rhodri Viney rencontre les violons vibrants et urgents menés par Mark Elton, cordes qui seront d’une portée similaire à celle du morceau précédent. 

On aura ansuite l’impression que les morceaux se séparent les uns des autres et ne suivent pas le même fil, comme le montre le spacieux « Forget the Messenger », titre que l’on peut décrire omme The Stereophonics se mettant en orbitepour prendre de la hauteur tout en conservant leur son toujours aussi plein et charnu. « Pleasantville » apportera un climat californien baigné de solei mais donnera un élan toujour sun peu rupestregrâce aux vocaux de la deuxième chanteuse Sarah Passmore. D’une certaine façon on trouvera ici, condensé sur un seul titre, cet espoir que lumière et obscurité tel que le chanteur Paul Battenbough dégage parfois puisse se fondre et s’amalgamer.

Les surprises cotinueront au fur et à mesure que l’album prendra d’eutres tournants. « Dreamers » contient un son qui ne ressemble à rien de ce que l’on a pu entendre auparavant sur Godlilocks ; il projette une impression axéessur les eighties, avec une production si stupéfiante qu’elle fait penser qu’on est confronté à une œuvre globalement sans faille, et non pas écrasante mais subtile dynamique fermement mise en place. « Blah Blah Blah » à la « pedal steel » vibrera avec un effet semblalble à celui du chant d’une baleine, et, sur le son d’un rythme acoustique de tapement de pied, le chanteur Battenbough dépenidra les manquements importants d’une humanité où, comme le suggère le concept de l’album, la survie de la race humaine se trouve ailleurs et loin de la planète terre, dans lune autre zone nommée « Godlilocks ».

Un changement de rythme interromptra de manière rafraîchissante cette procédure avec un simple « rocke r », « Sing Me Your Love Son » tout en conservant une pointe de créativité et de diversité permettant d’introduire « There In A Heartbeat », une pure fanfaronnade des années 70 avec une guitare Wah-Wah funky, créant, ce qui ne peut être décrit que comme une ambiance à laWarren Zevone. Le joyeux « Creature » égalements une œuvre magnifique et mélodique, avec le chant doux de Passmore qui dépeint à nouveau un commentaire social subtil – « we are creatures of the present day ». Suivent le mélancolique « Ready for Me » et sa guitare façon manivelle post-punk de « We Just Want To Let You Know ». 

Le dernier souffle de cet album sera le transcendant et swingant « Always » ; il clôt ce qui est une œuvre sublim, dégageant dans son ensemble comme un sentiment d’accomplissement ne serait-ce que par l’utilisation de deux chanteurs qui donnera cette impression d’ombre et de lumière et qui étayera des morceaux parvenant à se distinguer sur leur propre mérite et d’un combo qui ne reste pas prisonnier d ’une image, celle d’une formation liée à une narration et à un concept.

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