Wire: « Mind Hive »

Avec des thèmes politiques attendus qui cherchent à s’enraciner dans le disque, plutôt qu’à le surcompenser ainsi qu’une utilisation magistrale des synthés et des guitares, la dernière parution de Wire, Mind Hive poursuit la capacité du groupe à repousser les limites du rock, du post-punk et du punk.

Le chant exagéré de Colin Newman s’épanche sur le premier morceau « Be Like The » », un titre sombre qui critique le rêve capitaliste d’un succès mesuré à l’aune de l’argent. Plutôt que de s’affronter, les guitares se complètent et se suivent. C’est un excellent début pour un disque passionnant, mais qui laisse beaucoup à révéler, peu enclin à gâcher mais à susciter l’attente.

« Cactused », le titre phare, , est totalement différent. Il est beaucoup plus optimiste et complètement dansable. Des éléments de Britpop et des sons vifs donnent à ce morceau un sentiment de confiance, et il est clair que Wire incline une finition moderne. Les éléments pop sont toujours visibles sur le troisième morceau, « Primed And Ready », bien que cette fois-ci, il y ait des riffs de guitare profonds et un synthétiseur magique qui le transperce et des percussions crépitantes renforcent ses sonorités plus dures. « Off The Beach » d’une manière apparemment mélodie positive et joyeuse grâce à sa mélodie, mais ce qui commence comme un com^position désinvolte, révèle rapidement un sens plus profond et caché, qui culmine dans les paroles qui nous emmènent sur sur une route plus sinistre et une inébranlable critique de la société.

Les mélodies positives et bienheureuses continueront sur « Unrepentant » et « Shadows ». Malgré cela, le premier titre explorera de nouveaux sommets sonores, avec un style vocal tout à fait particulier ; c’est comme si le disque lui-même traçait une sorte de parcours dans la façon dont les histoires de chaque morceau sont racontées. Juxtaposez cela avec le second, et vous obtenez quelque chose de similaire sur le plan sonique, mais avec un fond de paroles tranchantes et dures. Wire conserve cette habileté brillante pour vous attirer avec une mélodie apparemment inoffensive, et vous interpeller dans la réalisation d’une chanson véhiculant un message beaucoup plus nuancé que ce que l’on pensait à l’origine.

Les explosifs « Oklahoma » et « Hung » reprennent un peu les choses an main en passant des morceaux plus lents aux thèmes classiques du post-punk, cette fois avec des synthés et d’autres effets. Le disque se termine par le magnifique « Humming » ; est une fin mesurée et tendre pour un album imprévisible et surprenant. Le post-punk est bien vivant, et Wire ne fait que le prouver davantage par une musique qui définit le genre et qui trouve l’équilibre parfait entre le son et le message.

****

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.