Pinegrove: « Marigold »

Le quatrième album de Pinegrove à ce jour, Marigold, reprend là où Skylight s’est arrêté et nous présente le groupe au sommet de sa forme. En entendant la voix d’Evan Stephens Hall, on a encore une fois l’impression de prendre un bain chaud. De la première inhalation fidèle de « Dotted Line » à la conclusion optimiste et méditative du morceau-titre, on est à nouveau sous cette atmosphères apaisante que le groupe a si souvent si véhiculer.

Leurs paroles sont saines, et assumées telles qu’elles sont, mais les problèmes dont parle Hall – de manière cryptique et plus encore – semblent universels. La vision du monde de Pinegrove est optimiste et il est facile d’y souscrire, chose que « Dotted Line » illustre à merveille. Ils sont d’une sincérité désarmante et Marigold rayonne de chaleur et d’inclusion d’une manière que peu d’artistes peuvent égaler sans qu’un effort concerté de relations publique ne semble nécessaire.

Nous sommes devant un album qui ondule, qui ralentit, puis qui accélère à un moment donné d’une chanson à l’autre ; aucun morceau ne le montre mieux que « The Alarmist » », qui se dépouille au début pour, ensuite, se remettre en marche. Et quand ça gonfle, ça s’envole et cède la place à « No Drugs », une chanson qui transmet un message positif implacable et presque évident.

Au moment où nous arrivons à un bien-nommé « Moment », les guitares étincelantes du groupe font leur apparition, avec une anxiété universelle au cœur de la chanson, à savoir la peur de savoir, ce que l’on doit savoir. Il n’est pas étonnant que ce soit l’un des principaux « singles » qui a précédé la sortie de l’album. « Hairpin » nous ralentit et nous ramène à la case départ de l’autre « single » majeur, « Phase » qui est peut-être la meilleure preuve que Pinegrove reste fidèle à lui-même. « Endless » est, sans soute, le emorceau-phare de l’album, poursuivant les méandres sonores de Marigold, avant d’arriver à « Alcove », qui vous dit tout ce que vous devez savoir surce que peut être un refrain mature, raisonnable et entièrement adulte donnant donne aà Pinegrove une identité bien à lui, alors qu’il est généralement trop facilement comparé à des groupes comme Oso Oso et Microwave.

Si « Dotted Line » est la source de l’inspiration de Marigold, le morceau-titre est un autre de ces titres-pahares. C’est une odyssée de six minutes qui fait suite à «  Neighbour » ; alors qu’une guitare retentit tandis qu’une autre continue de jouer à côté d’elle comme si elle était dans son sillage. Dans un monde qui a mal à être cynique, Pinegrove est tout sauf cela, et Marigold est une lueur d’espoir dans un monde sans espoir.

***1/2

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