Låpsley: « These Elements »

La transition entre l’adolescence et l’âge adulte peut être une période particulièrement difficile pour tout le monde. Si vous êtes un artiste qui se trouve dans le processus de cette énorme transition de vie tout en étant sous les feux de la rampe, ce processus peut être encore plus difficile. Heureusement, ces artistes peuvent compter sur leur médium, quel qu’il soit, pour traiter ce développement. Pour Låpsley, la chanteuse, compositrice et productrice anglaise, elle a pu documenter cela pour son nouveau EP These Elements. Son premier album, Long Way Home est sorti il y a trois ans et entre-temps, Låpsley a connu les mêmes difficultés de croissance que nous tous, de l’adolescence à la vingtaine, et c’est avec These Elements que, façon de se faire entendre, elle se met à nu .

Cette collection de quatre chansons est très réfléchie. L’EP commence avec «  My Love Was Like The Rain » qui met en avant le chant doux de Låpsley sur de beats minimalistes et des synthés aériens. L’autre chose que le morceau met en avant est la clarté et la confiance retrouvées dans son approche de l’écriture de chansons, un peu comme si qu’elle avait vécu des changements et qu’elle était devenue une personne plus mature à travers ces expériences. « Eve », avec ses applaudissements syncopés et son refrain addictif, est aussi accrocheur que beau. A propos d’une relation à sens unique, Låpsley déplore une situation dans laquelle son partenaire semble prendre plus que donner.

Le point fort du EP, « Ligne 3 » est une médiation émouvante sur une relation qui a échoué. Chanson composée à la fin de sa dernière relation elle éfléchit sur sur le fait que passer à autre chose n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît ; une émotion qui frappe fort et qui est douloureusement réelle tant la vie ne fonctionne pas comme s’il suffisait de clauqer les doigts pour ce faire. Cette piste est clairsemée et flotte sur l’émotion pure et Låpsley peint le tableau simplement et honnêtement à travers ses paroles. L’EP se terminera avec « Drowing », une autre tentative magnifiquement minimale. Doucement et en subtilté, elle chante sur un riff de piano bourdonnant qui éclate dans un refrain qui fait de ce titre le plus passage d’un disque qui, fondamentalement, ne lésine pas sur des sentiments qu’elle souhaite cathartiques.

Essayer de s’adapter aux changements dans sa vie, tout en se lançant toutes sortes de défis, fait partie de l’enfance. Låpsley semble clairement avoir vécu sa part de difficultés ces dernières années. Elle a dit à propos de la collection de chansons qui composent These Elements que l’amour émotionnel, le désir physique, la dépression et l’estime de soi forment un tout tel qu’il a été vécu au cours de ces quatre dernières années qui sont comme ces quatre nouvelles compositions. Belle leçon donnée que de réaliser qu’on ne sort pas de façon abstraite ou obtuse de certaines situations mais qu’on le fait très directement et complètement en mettant son coeur à nu. Grandir n’est peut-être pas facile, mais avec des albums comme These Elements, il y aura toujours quelque chose pour atténuer la douleur et prouver que nous ne sommes pas seuls.

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